La Cour constitutionnelle a clos, vendredi 17 juillet 2026 à Agoué, les travaux du séminaire d’évaluation du scrutin présidentiel du 12 avril 2026. Après cinq jours de réflexions, d’analyses et d’échanges entre les acteurs de la Haute juridiction, les participants ont dressé le bilan de l’intervention de la Cour dans le processus électoral, tout en formulant des recommandations destinées à renforcer davantage la fiabilité des futures consultations électorales. La cérémonie de clôture a été présidée par le Vice-président de la Cour constitutionnelle, Nicolas Assogba, représentant le président Dorothé Sossa.
Dans son allocution de clôture, Nicolas Assogba s’est réjoui de l’atteinte des objectifs fixés à cette rencontre. Selon lui, les différentes communications et les débats ont permis d’examiner avec méthode les interventions de la Cour constitutionnelle lors de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, d’en relever les acquis, d’identifier les insuffisances et de dégager des pistes d’amélioration.
Le Vice-président a souligné que cette démarche d’autoévaluation illustre la volonté de la Haute juridiction de renforcer en permanence la qualité de son action au service de la Constitution, de l’État de droit et de la démocratie. S’appuyant sur la célèbre maxime de Peter Drucker, « Ce qui ne se mesure pas ne peut être amélioré », il a insisté sur la nécessité d’une évaluation régulière des procédures afin de garantir leur efficacité et leur adaptation aux exigences du moment.
Nicolas Assogba a également salué la qualité des communications présentées, la pertinence des analyses ainsi que l’esprit constructif qui a caractérisé les échanges tout au long des travaux. À ses yeux, les recommandations formulées constituent un précieux capital institutionnel qui contribuera à l’amélioration des pratiques de la Cour, à l’actualisation de ses outils de travail et au renforcement de sa jurisprudence en matière électorale.
Dans cette dynamique, il a annoncé la création d’un comité chargé d’examiner les actes du séminaire. Après validation par l’Assemblée générale de la Cour, les conclusions seront intégrées dans un manuel des procédures électorales appelé à servir de document de référence lors des prochaines échéances électorales.
Avant de déclarer officiellement clos le séminaire, le représentant du président Dorothé Sossa a exprimé sa reconnaissance aux communicateurs, modérateurs, rapporteurs, participants ainsi qu’au comité d’organisation pour leur engagement et la qualité de leur contribution. Citant Sénèque, il a invité l’ensemble des acteurs à poursuivre les efforts d’innovation et d’amélioration continue afin de faire de la Cour constitutionnelle une institution toujours plus performante et garante de la sincérité des scrutins.
À travers cette initiative, la Cour constitutionnelle réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance électorale fondée sur l’évaluation, l’amélioration continue et la transparence. Les conclusions issues des travaux d’Agoué devraient ainsi contribuer à consolider les procédures internes de l’institution et à renforcer davantage la confiance des citoyens dans le processus électoral béninois.
Odi I. Aïtchédji




















