La mairie de Cotonou vivra cette semaine, deux événements majeurs : l’assemblée générale des travailleurs et la première session ordinaire du conseil communal. Ces rendez‑vous, les premiers depuis l’installation de la nouvelle équipe en février dernier, marquent une étape décisive dans la mise en œuvre d’une gouvernance municipale ambitieuse.
Pour le nouveau maire de Cotonou, ces rencontres sont bien plus que des obligations institutionnelles. Elles incarnent la volonté de rompre avec les routines et les mauvaises habitudes qui ont longtemps freiné l’efficacité de l’administration locale. L’assemblée générale des travailleurs sera l’occasion d’un dialogue franc avec le personnel municipal. Les enjeux sont multiples : instaurer une culture de discipline, renforcer la responsabilité individuelle et collective, et mobiliser les agents autour d’une vision commune. Dans une ville où les services municipaux jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne des habitants, la performance de l’administration est un levier stratégique.
La première session ordinaire du conseil communal, quant à elle, ouvre un nouveau cycle politique. Luc Gnacadja exposera officiellement aux élus sa vision et la traduire en décisions concrètes. Il s’agit de poser les bases d’une gouvernance participative, transparente et orientée résultats. Les débats porteront certainement sur l’élaboration du programme du septennat.
Si pour les travailleurs municipaux, l’enjeu est de se repositionner comme acteurs du changement, pour les élus, il s’agit de démontrer leur capacité à dépasser les clivages politiques et à travailler dans l’intérêt général. Pour la ville de Cotonou, ces deux événements symbolisent une volonté de modernisation et de dynamisme. Cotonou veut se réinventer et devenir un moteur économique et social pour le pays.
Gabin Goubiyi

















