Pour la toute première fois, les pongistes béninois vont fouler le sol des Championnats du monde de tennis de table par équipes, prévus du 28 avril au 10 mai 2026 à Londres. Cette qualification, fruit d’une coopération dynamique avec la Chine, marque un tournant décisif pour le sport national sur l’échiquier international.
L’histoire retiendra que c’est à Londres, dans le berceau du sport moderne, que le tennis de table béninois aura écrit l’une de ses plus belles pages. À compter du 28 avril, les délégations masculines et féminines du Bénin se mesureront au gotha mondial. Cette aventure se déclinera en deux temps forts, avec une phase préliminaire intense de quatre jours suivie de la phase finale où les meilleures raquettes de la planète s’affronteront pour le sacre suprême jusqu’au 10 mai prochain. L’officialisation de ce voyage vers les sommets a eu lieu le vendredi 24 avril dernier dans le cadre solennel de la bibliothèque du Centre culturel chinois de Cotonou. Devant un parterre de journalistes, les responsables de la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) ont levé le voile sur les détails de cette expédition. Francis Moïse Dossou, président de la fédération, n’a pas caché son émotion face à cet accomplissement majeur. « C’est un événement inédit pour notre pays. Cette qualification est le fruit de plusieurs années de travail, de sacrifices et de détermination de nos athlètes », a-t-il martelé pour souligner le chemin parcouru. Dans cette quête de reconnaissance, le Bénin peut compter sur un allié de poids : le Centre culturel chinois. Ce partenaire stratégique assure une logistique de pointe, couvrant aussi bien le transport que l’hébergement et l’équipement des joueurs. Le directeur du centre, Kuang Lin, a réitéré son soutien indéfectible en précisant que l’institution souhaite renforcer la coopération sino-béninoise par le biais de cette discipline, véritable sport roi dans l’Empire du Milieu. Selon le diplomate culturel, l’essentiel réside déjà dans la présence béninoise à ce niveau de compétition car, comme il l’indique si bien, « se qualifier pour un championnat du monde est déjà une victoire en soi ».
Les ambassadeurs béninois confiants
Sur le plan technique, le Bénin débarque en Angleterre avec des arguments solides. Chez les hommes, le sélectionneur Nicolas Montcho s’appuie sur un collectif mêlant fougue locale et expertise internationale. Le champion national Adou Amir sera épaulé par l’expérimenté Abdel Kader Salifou, dont le classement parmi les meilleurs pongistes africains constitue un atout de taille. Du côté des dames, c’est la championne locale, Ziadath Akadiri, qui portera le brassard de leader, sous la supervision tactique du coach Clotaire Amadji. Pour garantir une performance optimale, un staff médical complet accompagne le groupe, veillant à la récupération physique des athlètes entre chaque set. Toutefois, cette montée en puissance soulève également des enjeux structurels. Si le partenariat avec la Chine offre une bouffée d’oxygène, avec l’appui du gouvernement béninois à travers son ministère des Sports, les dirigeants fédéraux gardent la tête froide concernant les besoins financiers à long terme. Ils espèrent que cette vitrine mondiale attirera de nouveaux sponsors pour pérenniser ces résultats et soutenir les prochaines échéances continentales. En attendant, les regards sont braqués vers Londres, où les pongistes béninois s’apprêtent à prouver que le talent n’a plus de frontières.
K. B. S. (Coll)




















