Le président de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa, a reçu en audience, le mardi 8 septembre 2026, le Directeur général du Centre africain de formation et de recherche administrative pour le développement (Cafrad), Dr Coffi Dieudonné Assouvi. Cette visite de courtoisie a été l’occasion d’échanger sur les perspectives de coopération entre l’organisation panafricaine et la haute juridiction béninoise.
À l’issue de l’audience, le Directeur général a souligné l’importance de du Centre africain de formation et de recherche administrative pour le développement (Cafrad) dans l’accompagnement des États africains. « Le Cafrad est la première organisation panafricaine dans le domaine de la formation et de la recherche administrative. Nous travaillons à accompagner les États dans leurs processus de transformation et d’amélioration de la gouvernance », a-t-il déclaré. Dr Assouvi a également évoqué la dimension particulière de cette rencontre, compte tenu de ses liens académiques et professionnels avec le président Sossa. « Au-delà de l’aspect diplomatique, il s’agit d’un échange avec un aîné, un professeur, avec qui j’ai eu l’honneur de travailler à l’université », a-t-il confié. Les deux personnalités ont convenu de renforcer les relations entre le Cafrad et la Cour constitutionnelle, notamment dans les domaines de la formation et du renforcement des capacités.
Au cours des échanges, le président de la Cour constitutionnelle a également insisté sur les responsabilités liées à la direction d’une organisation internationale. Il a notamment évoqué les défis relatifs aux contributions financières des États membres ainsi que les enjeux et pressions auxquels ces institutions peuvent être confrontées.
Selon le Directeur général du Cafrad, le président Sossa a appelé l’organisation à la vigilance et à la prudence dans la gestion d’un environnement institutionnel parfois complexe.
Des pistes de coopération en vue
L’audience a, par ailleurs, permis d’identifier plusieurs pistes de collaboration entre les deux institutions. « Nous avons jugé cette audience très pertinente. Nous pouvons désormais compter sur la Cour pour accompagner nos activités futures », a indiqué Dr Assouvi. En prenant congé du président de la Cour constitutionnelle, le Directeur général du Cafrad a exprimé sa gratitude pour la diligence avec laquelle sa demande d’audience a été accueillie. Il a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner le Bénin et la haute juridiction dans leurs efforts de modernisation administrative et juridictionnelle. Créé en 1964, le Cafrad est une organisation intergouvernementale qui compte aujourd’hui 45 États membres. Basé à Rabat, au Maroc, il œuvre dans les domaines de la formation, de la recherche et du renforcement des capacités administratives en Afrique.
Odi I. Aïtchédji

















