Une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) constituée des ministres des Affaires étrangères du Bénin, du Togo, de la Sierra Léone et du Nigéria, était attendue à Niamey hier, jeudi 25 janvier 2024 dans le cadre de la médiation de l’institution sous-régionale en vue du retour à l’ordre constitutionnel au Niger. Aux dernières nouvelles, le rendez-vous n’a pu se tenir.
La rencontre annoncée entre la délégation de la Cédéao et les autorités nigériennes, n’a pu avoir lieu. Aux dernières nouvelles, les membres de la délégation ont passé toute la journée d’hier jeudi 25 janvier 2024 à Abuja. Et pourtant, selon Rfi, les autorités de Niamey avaient marqué leur accord pour que le vol de la délégation de la Cédéao censée se rendre à Niamey, puisse y atterrir en toute sécurité. Selon l’agenda, la délégation constituée des ministres des affaires étrangères des quatre pays membres de l’Organisation, devrait rencontrer le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) pour discuter de la levée des sanctions imposées au Niger, de la durée de la transition et de la libération de Mohamed Bazoum. D’après Abuja, l’échec du voyage de la délégation serait dû à une panne technique. Du côté du Niger, on dénonce une mauvaise foi de l’organisation sous-régionale dont les sanctions éprouvent durement, depuis plusieurs mois, le pays. Précisions que cette mission de négociation fait suite à la décision prise lors de la 64ème conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Cédéao, tenue le dimanche 10 décembre 2023 à Abuja. L’organisation sous-régionale avait désigné un comité de chefs d’État composé de Faure Gnassingbé, président de la République togolaise, Julius Maada Bio, président de la République de Sierra Leone, et de représentants du président de la République fédérale du Nigeria et du président de la République du Bénin pour engager le dialogue avec le Cnsp et les autres parties prenantes nigériennes, en vue de convenir d’une feuille de route pour une transition de courte durée, de mettre en place des organes de transition, et de faciliter la création d’un mécanisme de suivi et évaluation de la transition, en vue du rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel.
Gabin Goubiyi




















