Le Bénin enregistre en moyenne dix décès par semaine dans le rang des dialysés. C’est l’annonce faite par le président de l’association Dialyse-Vie du Bénin, Edmond Amoussou. Il l’a fait savoir à l’occasion de la dernière assemblée générale ordinaire de l’association Dialyse-Vie du Bénin tenue à Cotonou. Selon ses dires, cette situation s’explique par le fait que la prise en charge des dialysés est réservée uniquement aux fonctionnaires de l’Etat depuis 2019. « La dialyse aujourd’hui au Bénin devient de plus en plus difficile. Seuls les fonctionnaires de l’Etat, sont pris en charge. En une semaine, on peut avoir dix décès. C’est parce que les gens n’ont pas la prise en charge. Certains meurent à l’hôpital. Certains meurent chez eux. Donc, celui qui meurt chez lui, on ne pourra pas faire la statistique. Même ceux qui meurent à l’hôpital, si on n’est pas là, pendant qu’il est décédé, on ne pourra pas avoir son nom. Quand tu vas après chez les médecins, les soignants, les responsables de centres, ils ne veulent pas le dire parce qu’ils ne veulent pas compter les morts », a-t-il expliqué. Il souhaite que cette prise en charge soit étendue à tout le
monde, comme ce fut le cas depuis 1999. « Pour le moment, nous prions Dieu, les mânes de nos ancêtres, qu’ils puissent parler dans le cœur du chef de l’Etat, afin que cette prise en charge devienne comme elle était depuis 1999 à 2019, car c’est depuis 2019 que la prise en charge a changé de face », a-t-il ajouté. Il est à rappeler que la dialyse est une technique médicale, qui permet d’assurer artificiellement les fonctions d’épuration du sang qu’effectuent en temps normal les reins. Avant la mise au point de la dialyse, l’insuffisance rénale chronique terminale était une maladie systématiquement mortelle.
Léonce Adjévi
Le Matinal du 7 septembre 2022



















