Il l’avait annoncé dans son projet de société et il a sans attendre, mis le pied à l’étrier pendant ses premiers jours. Le chef de l’Etat Romuald Wadagni a décrété qu’aucun Béninois en situation d’urgence vitale ne doit perdre la vie. La mesure a été officialisée dans le relevé du conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026 où il a été mobilisé 1 milliard de FCfa pour accompagner les hôpitaux publics dans la constitution de stocks d’intrants nécessaires à la mise en œuvre de la prise en charge systématique des urgences vitales.
Romuald Wadagni s’attaque sans tarder à une problématique qui par le passé, était l’une des causes de décès dans les structures de santé. Le péril ne prévenant jamais, certains de nos compatriotes en état d’inconscience arrivent dans les hôpitaux généralement non accompagnés. Le personnel soignant à court d’intrants nécessaires pour apporter les premiers soins d’urgences attend indéfiniment les parents du concerné qui peut-être n’arriveront jamais. Ce dernier étendu sur le brancard gît sans un bain de sang attendant son hypothétique tour. C’est l’anecdote souvent rapportée d’un homme nanti qui s’est retrouvé en soins intensifs en état d’inconscience avancée. Par la force des choses, il a retrouvé sa lucidité et dans la foulée a prononcé la fameuse phrase : « Sauvez-moi, j’ai de l’argent ».
En décidant de poser cet acte noble, Romuald Wadagni chérit la vie. Depuis le démarrage de cette mesure éminemment sociale, les visages se dérident, les langues se délient pour vanter partout, les mérites de cette action salutaire. Ils sont nombreux ces compatriotes que l’absence d’une prise en charge rapide et adéquate aurait définitivement ensevelis. Ces femmes enceintes en crise, ces enfants en état de convulsion avancée, ces nombreux accidentés débarqués dans les hôpitaux et bien d’autres que cette mesure salvatrice a sauvées remercient le chef de l’Etat grâce à qui ils peuvent encore goûter aux délices de la vie.
Selon certaines indiscrétions issues du ministère de la Santé, ils sont des dizaines de millier de patients admis dans nos structures de santé publics en état d’urgence vitale et sauvés depuis la mise en œuvre de la mesure. En d’autres termes, notre pays le Bénin aurait, si rien n’était fait, perdu approximativement plus de 20.000 âmes qui avaient besoin de cette main salvatrice du médecin pour continuer à vivre. Le geste n’a pas de prix.
La course contre la montre
Une fois la décision rendue publique, les structures sanitaires publiques ont commencé par être sollicitées. La bonne nouvelle est que l’équipe de coordination de la politique avec à sa tête le ministre de la santé professeur Benjamin Hounkpatin a déjà anticipé. Les équipes médicales en état d’alerte maximale sont informées des types d’actes d’urgences vitales à poser et sont prêtes pour le job. A l’intérieur des services d’urgences, des kits de médicaments essentiels sont apprêtés de sorte à ce que le patient qui arrive soit par une ambulance ou par le soin des équipes de l’Agence nationale de protection civile (Anpc) soit pris en charge de façon adéquate.
Le circuit est excellemment bien tracé. Il atterrit en premier dans la salle de déchoquage. Comme son nom l’indique, cette salle dans laquelle sont apprêtés les intrants nécessaires à la prise en charge est la véritable enceinte où s’opère le miracle de la vie. C’est là où on aide le patient à sortir du choc revenir à la vie ou à le stabiliser comme le disent si bien les gens du métier. Depuis bientôt trois mois de mise en œuvre de cette mesure, ils sont des milliers de compatriotes à transiter par ces salles providentielles. Quand on parle de soin, le premier intrant qui entre en ligne de compte, ce sont les médicaments. Comment assurer la disponibilité permanente de ces médicaments sur toute l’étendue du territoire national ? Cette équation a été résolue sans effort grâce à l’implication active de la Société béninoise d’approvisionnement en produits de santé (Sobaps). Cette structure qui était le partenaire naturel des hôpitaux est renforcé pour assurance la disponibilité des intrants dans ces structures de santé sur l’étendue du territoire national. A date la mesure de prise en charge des urgences vitales entre en routine dans les hôpitaux avec des résultats au-delà des attentes.

Toutefois des écueils subsistent et sont améliorées au fur et à mesure. En effet, à l’annonce de la mesure, certains compatriotes ont pensé à la gratuité. Pour eux, le gouvernement a décidé de rendre gratuits les soins dans les hôpitaux publics. Les incompréhensions ont été notées par endroit, mais la pédagogie qui a suivi grâce à l’implication des acteurs de la santé a permis de démêler l’écheveau. Les soins octroyés visent à sauver la vie au patient, mais les dépenses consenties en la matière restent à sa charge. Le principe est désormais clair dans l’esprit de tous, mais l’autre défi reste l’indentification de certains patients. Il n’est pas rare de voir de façon sporadique certains patients en situation d’urgence qui n’arrivent pas à être identifiés. Aucun document d’état civil en leur possession, ce qui rend l’exercice difficile par moment. Au-delà de ces contraintes mineures, il faudra saluer la vision du Chef de l’Etat qui reste indéniablement un homme à l’écoute de son peuple.

La poursuite des projets de construction et d’équipement
Les grands projets et programmes au ministère de la santé se sont poursuivis avec la même intensité pendant les 100 jours du Président de la République. Sur la table, la réhabilitation et ou la reconstruction de plusieurs grands hôpitaux publics. La mise en œuvre de ce gros dossier s’est poursuivie avec l’achèvement des études en vue du démarrage effectif des travaux. Sont concernés, le Centre Hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou, le Centre Hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (Chud-O), le Centre hospitalier départemental Abomey-Calavi Sô-Ava, le Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel) et d’autres grands hôpitaux publics. L’objectif est d’élever leur standard en offrant à la fois un confort de prise en charge et un plateau technique de qualité. Parlant de plateau technique, le Centre hospitalier départemental du Zou (Chd-Zou) attend son scanner ultramoderne qui sera sans doute mis en service avant la fin de cette année. Pendant les 100 jours du président de la République, plusieurs diligences ont été faites afin de réussir la mise en service de cet équipement et mettre définitivement un terme au calvaire des patients du Zou, du Mono et du Couffo qui étaient par le passé, obligés d’être transférés à Cotonou pour bénéficier de ce diagnostic pointu.

Toujours sur le plan des infrastructures, il faut souligner que le chef de l’Etat Romuald Wadagni a annoncé dans son projet de société, la construction d’un centre hospitalier de haut standing dans la partie septentrionale. Ce vœu a le don de ne pas être électoraliste car des signaux évidents de sa mise en œuvre ont été lancés pendant les 100 jours du président attestant ainsi de sa mise en œuvre effective.
La veille épidémiologique, une priorité
Depuis la pandémie mondiale de la Covid-19, le Bénin s’est engagé dans une dynamique de prévention efficace contre toute attaque épidémique de quelque nature qu’elle soit. Dans ce cadre, des actions claires ont été mises en œuvre. Au plan institutionnel, il a été créé le Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cous-Sp. Ce centre est une structure de veille stratégique qui suit, sur l’étendue du territoire national, toutes les potentielles menaces épidémiques. Toujours dans le cadre de la prévention, le Gouvernement a construit dans plusieurs départements du pays, des centres de traitement des épidémies (Cte). Ces infrastructures adaptées à la gestion des crises épidémiques sont dotées de dispositifs appropriés pour gérer efficacement toutes manifestations à potentiel épidémique. Dans le cadre des 100 premiers jours du président de la République Romuald Wadagni, il a été réalisé la mise en service de deux centres de traitement des épidémies. Il s’agit du Cte de Parakou et celui d’Abomey.
La Rédaction




















