Pour la première fois depuis six décennies, le dernier carré de la Coupe d’Afrique des Nations est exclusivement composé de sélectionneurs locaux. Au Maroc, le « Coaching Made in Africa » met fin à l’ère des techniciens étrangers et dessine le futur du football continental.
Au Maroc, le football africain franchir actuellement un cap symbolique majeur lors de la 35ème édition de la Can. Il faut remonter à 1965 pour retrouver une configuration où les quatre demi-finalistes sont tous dirigés par des techniciens du continent. À l’époque, le tournoi ne comptait que six équipes. En 2025, dans une compétition à 24 nations d’une exigence tactique mondiale, voir quatre « enfants du pays » se hisser au sommet est la consécration d’une nouvelle école de pensée. Ce carré d’as ne doit rien au hasard. Ces entraîneurs, souvent d’anciens joueurs de légende, allient désormais une connaissance intime de leur identité nationale à une rigueur tactique de haut niveau. Le Maroc de Walid Regragui : Le pays hôte s’appuie sur le leadership naturel de l’homme qui a marqué l’histoire au Mondial 2022. Sous sa direction, les Lions de l’Atlas affichent une sérénité et une ambition qui portent tout un peuple ; Le Nigéria de Éric Chelle : Les Super Eagles rayonnent grâce à une discipline de fer. Fin tacticien, Chelle a transformé le talent brut nigérian en une machine collective redoutable ; Le Sénégal de Pape Thiaw : Successeur et ancien adjoint de la sélection, il assure une continuité exemplaire. Il apporte une touche de fraîcheur et une gestion humaine qui maintiennent les Lions de la Teranga au sommet; L’Égypte de Hossam Hassan : Véritable icône nationale, il insuffle sa « grinta » historique et son tempérament de gagneur aux Pharaons, les rendant plus redoutables que jamais.
La fin du mythe des « sorciers blancs »
Cette configuration garantit que le successeur de Emerse Faé, vainqueur avec la Côte d’Ivoire en 2023, sera lui aussi africain. Cette tendance lourde prouve que les fédérations font désormais confiance à l’expertise locale pour mener des projets d’envergure. La Can 2025 restera dans les annales comme le tournoi où les techniciens africains ont définitivement pris le pouvoir.
K. B. S. (Coll)




















