Dans quelques jours, l’espace culturel Le Centre servira de cadre à l’exposition « D’artificielles origines » de l’artiste Rafiy Okefolahan qui revient sur les ascendances de chaque individu. Dans ce cadre, un « work in progress » suivi d’une rencontre discussion ont permis aux usagers de faire une incursion dans la vie et les méthodes utilisées par l’artiste pour la réalisation de ses œuvres.
Après six semaines de résidence en marge de sa prochaine exposition « D’artificielles origines », l’artiste visuel Rafiy Okefolahan ouvre les portes de son atelier au public en vue de les faire découvrir les techniques utilisées pour la conception des œuvres et pièces qui seront présentées le 16 janvier prochain. Ces moments ont été l’occasion pour les passionnées de l’art d’intégrer le monde de l’artiste et d’échanger avec lui sur ses motivations. Selon Rafiy Okefolahan, l’exposition est née d’une volonté de trouver des réponses à une série d’interrogations relatives à l’origine de tout individu. « Les gens me connaissent comme un artiste qui utilise massivement la couleur et qui fait de l’absorption des couleurs, mais ici j’ai abordé les choses d’une autre manière. Les œuvres sont donc conçues à partir de mes origines Yoruba », a-t-il expliqué. Par ailleurs, l’artiste a aussi appliqué la technique des ateliers des maîtres peintres pendant la renaissance. De ce fait, ses performances sont faites à partir des moutons, des poules, des coqs, du cola, du gin… « Il n’y aura pas que de la peinture, mais aussi l’installation, le son, la photographie et une performance d’un autre artiste », a conclu Rafiy Okefolahan. Un coin de voile sera levé sur le concept de l’offrande dans la culture yoruba avec le questionnement de la notion d’origine en tant que construction complexe et évolutive. Au dire de Berthold Hinkati, Directeur de l’espace culturel Le Centre, la structure a apporté un appui technique et logistique à l’artiste au cours de sa résidence. « Nous l’avons accompagné en lui donnant une résidence, un atelier, notre espace de monstration afin que le public puisse voir ses œuvres le 16 janvier », a-t-il précisé tout en rassurant que tout sera fin prêt avant la date du vernissage. Cette exposition est la deuxième de l’artiste Rafiy Okefolahan après celle de 2014.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)




















