Réuni en Conseil des ministres le mercredi 2 septembre 2026, le gouvernement a pris des mesures sociales au profit des Enseignants maternel et primaire. Il s’agit de l’augmentation, dès la rentrée scolaire 2026-2027, du taux de couverture des écoles publiques en cantines scolaires pour passer d’environ 1,4 million d’écoliers impactés au cours de l’année scolaire écoulée à 1,9 million d’écoliers. Ce conclave s’est déroulé sous la présidence de Romuald Wadagni, président de la République.
Le gouvernement a décidé de porter à 100 % la couverture des écoles publiques en cantines scolaires dès la rentrée 2026-2027. C’est l’une des décisions phares issus du Conseil des ministres du mercredi 2 septembre 2026. En effet, lors de cette réunion des ministres, le gouvernement du président Romuald Wadagni a pris des mesures sociales pour la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027 au profit des trois ordres d’enseignement, notamment le ministère des Enseignants maternel et primaire. En conformité avec la Vision nationale de développement à l’horizon 2060, ces mesures visent à assurer une éducation de qualité pour tous et témoignent de la volonté du gouvernement de développer un capital humain sain, compétent et compétitif. Pour les mesures sociales qui concernent le ministère des Enseignants maternel et primaire, l’Exécutif a décidé d’augmenter « dès la rentrée scolaire 2026-2027, du taux de couverture des écoles publiques en cantines scolaires pour passer d’environ 1,4 million d’écoliers impactés au cours de l’année scolaire écoulée à 1,9 million d’écoliers. Ceci est rendu possible par une montée en charge de l’Agence nationale d’alimentation et de la nutrition, par l’accroissement des moyens mis à sa disposition, en vue d’améliorer la qualité des prestations fournies aux enfants ». Il a également décidé de « renforcer la sécurité dans les zones frontalières affectées par l’insécurité, où pour préserver les populations et particulièrement les apprenants, certaines écoles ont été délocalisées. A cet effet, un plan d’urgence a été élaboré pour la continuité de l’enseignement et la prise en charge humanitaire et sociale des apprenants et des enseignants ». Sous le règne de l’ancien président Patrice Talon, le gouvernement avait relancé en 2016 le programme des cantines qui a pris sa forme actuelle en septembre 2017 avec le lancement du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi), mis en œuvre avec l’appui du Programme alimentaire mondial (Pam). Ledit programme couvrait alors 31 % des écoles primaires publiques. Le taux est passé à 51 % fin 2021, à plus de 75 % en 2023-2024, puis autour de 90 % durant l’année scolaire qui vient de s’achever, selon les données officielles. Quelque 1,4 million d’écoliers ont mangé chaque jour à l’école en 2024. Pour développer ce projet, il y a eu une augmentation budgétaire au fil des années. 1,5 milliard de francs Cfa en 2016, 48,7 milliards de francs Cfa en 2022, plus de 153 milliards ont été programmés pour atteindre la couverture totale. En juin 2022, le Pam a désigné le Bénin « champion mondial » des cantines scolaires, une distinction que Cotonou cite volontiers, mais qui dit surtout la rareté du modèle : un programme né dans le giron de l’aide internationale, devenu politique publique financée sur ces ressources nationales.
Patrice Zoundé (Coll)

















