L’association Mémoires d’Afrique Benin n’est pas restée en marge de la commémoration de la quinzième édition de la Journée du patrimoine culturel immatériel. Dans les locaux de l’espace culturel « Le Centre », une conférence-débat a réuni différents maillons de la chaîne de la promotion du patrimoine le jeudi 14 août 2025 sur l’innovation.
La communication animée par David Gnonhouévi, historien d’art et enseignant-chercheur en marge de l’édition 2025 de la Journée du Patrimoine culturel immatériel a porté sur le thème : «Patrimoine culturel immatériel et création contemporaine au Bénin». Elle met en relief le rôle primordial des personnes considérées comme des sources d’informations susceptibles d’œuvrer pour la sauvegarde de la richesse patrimoniale culturelle béninoise. Dans son exposé, le communicant a expliqué que le patrimoine immatériel est l’ensemble de toutes les valeurs, notamment les traditions orales et savoir-faire ancestraux hérités par une communauté ou une société qui, à son tour, les sauvegarde et les transmet de génération en génération. « Dans toutes les sociétés, nous constituons un groupe socio-culturel ayant une identité culturelle qui a un rapport avec sa communauté. Le patrimoine culturel, c’est ce qui caractérise, c’est ce qui donne à la personne son identité dans la société », a indiqué David Gnonhouevi. A l’en croire, il s’agit des traditions, des chants, des danses, les panégyriques et de tout ce qui a rapport avec l’oralité. A son dire, la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel n’est pas encore une réalité dans les relations quotidiennes dans la société. Cela s’explique, selon lui, par la mondialisation, la globalisation et la présence des cultures étrangères. « Il est vrai qu’on parle de culture universelle et dans cette universalité, si l’individu lui-même n’est pas conscient de son identité culturelle, il ne pourra pas non seulement la valoriser, mais également la partager avec d’autres cultures à travers le monde. Donc, la connaissance du patrimoine culturel et son intégration sont très importantes pour la génération contemporaine », a lancé le conférencier. Il faut noter que sur l’initiative de l’association Mémoires d’Afrique, la Journée nationale du Patrimoine culturel immatériel a été adoptée le 14 juillet 2010. L’organisation de cette journée vise à replonger les populations dans les traditions culturelles et identitaires. Le patrimoine culturel immatériel inclut les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales et les événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature, l’univers et les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)




















