Le président de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh), Clément Capo-Chichi, a conduit une délégation de sa structure chez le président de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa, le jeudi 21 septembre 2023. Occasion pour les deux parties, de discuter du raffermissement du partenariat entre elles. Profitant de l’audience, le numéro 1 de la Cbdh a passé en revue quelques sujets relatifs à la protection des droits fondamentaux de la personne humaine au Bénin notamment le non-respect des décisions de la Cour constitutionnelle.
« Nous en avons profité pour parler des décisions de la Cour qui ne connaissent pas d’exécution, malgré que la Cour reconnaisse que les droits des citoyens sont violés », a confié Clément Capo-Chichi à sa sortie de l’audience. Ci-dessous, sa déclaration.
Déclaration du président de la Cbdh à sa sortie de l’audience
« Cette audience nous a été accordée par le président de la Cour constitutionnelle suite à notre demande pour raffermir le partenariat que nous avons avec la Cour constitutionnelle depuis 4 ans et demi. Nous sommes donc venus raffermir cet axe de coopération qui nous permet d’avoir un dialogue sur les droits humains en fonction de notre mandat qui est de promouvoir et de protéger les droits de l’homme. Au Bénin, la Cour constitutionnelle, au regard de notre Constitution est celle qui protège les droits fondamentaux de la personne humaine. Donc, nous sommes venus échanger avec le président de la Cour sur notre fonction quasi-judiciaire qui nous permet aussi de recevoir des plaintes de violation des droits de l’homme de la part des citoyens. Nous ne sommes pas une juridiction, la Cour est une juridiction qui rend des décisions qui sont sans recours. Nous en avons profité pour parler des décisions de la Cour qui ne connaissent pas d’exécution, malgré que la Cour reconnaisse que les droits des citoyens sont violés. Nous avons profité pour souhaiter une bonne mandature au président et à l’ensemble des conseillers. Le président Sossa, dans ses propos, a souhaité que nous puissions continuer à échanger pour que les droits de l’homme soient une réalité au Bénin ».

















