Les contrats de partenariat public-privé pour la mise en affermage du service public de production, de transport et de distribution d’eau potable en milieu rural ont été approuvés en Conseil des ministres le mercredi 8 juin 2022. Il s’agit, entre autres, d’assurer l’exploitation des moyens de production, de transport et de distribution d’eau potable faisant partie du patrimoine de l’Etat, et de la réalisation des travaux d’entretien et de réparations de tous les biens affectés à l’exploitation du service public de l’eau potable dans lesdits périmètres.
Dans le but de favoriser l’accès universel à l’eau potable avant le terme fixé par les Objectifs de développement durable (Odd), le gouvernement a engagé la réalisation massive d’adductions d’eau potable multi-villages à travers tout le pays, par l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Cette politique vise à satisfaire les besoins des populations qui vivent en milieu rural et qui, paradoxalement, dépensent beaucoup pour disposer du précieux liquide. En effet, le Programme d’actions du gouvernement (Pag1) a permis de porter le taux de couverture en eau potable de 40% à 70%. Dans le Pag2, le gouvernement entend poursuivre ces efforts en consacrant 699 milliards de francs Cfa pour assurer l’accès universel à l’eau potable dans le cadre du renforcement des services sociaux de base et protection sociale. Pour réaliser un tel objectif, il est impérieux de veiller au fonctionnement des infrastructures, ainsi qu’à leur durabilité, afin que les efforts du gouvernement profitent réellement aux populations bénéficiaires.
Les phénomènes de mauvaise gestion et du manque d’entretien de ces infrastructures d’adduction d’eau laissées à la charge des communautés, ont trop duré.
A ce propos, la décision du gouvernement de mettre en affermage le service public de production, de transport et de distribution d’eau potable en milieu rural ne peut qu’être saluée. Surtout quand on sait que toutes les précautions ont été prises pour que les différents contrats d’affermage, fassent l’objet de validation par la Cellule d’appui au partenariat public-privé. Par ailleurs, le cahier de charges des opérateurs régionaux que sont les fermiers, fixent d’entrée les conditions d’exploitation technique, administrative, commerciale et financière des systèmes d’approvisionnement en eau potable concernés. Cette politique est une bonne approche de développement et de gestion des infrastructures d’accès à l’eau potable en milieu rural, avec comme optique, la rationalisation de l’intervention publique et l’amélioration des performances opérationnelles d’un accès universel avant 2030.
Jean-Paul Mahugnon

















