La mission de la Direction générale des élections (Dge) du Sénégal en visite de travail au Bénin depuis le début de la semaine a pris fin le samedi 14 février 2026. À l’occasion d’une séance de bilan tenue au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna), les deux parties ont fait un tour d’horizon du séjour et des échanges techniques menés durant la mission. La rencontre s’est déroulée en présence du président de la Céna, Sacca Lafia, des membres du Conseil électoral et de la Direction générale des élections du Bénin, ainsi que du directeur général des élections du Sénégal, Biram Sene.
Dans son mot introductif, le président de la Céna, Sacca Lafia, a rappelé que cette séance marquait la dernière étape du séjour de la délégation sénégalaise. Il a invité ses hôtes à exprimer d’éventuelles préoccupations ou attentes complémentaires, réaffirmant la disponibilité permanente de l’institution béninoise à poursuivre les échanges, même après leur retour à Dakar. A sa prise de parole, Biram Sene a vivement remercié la Céna du Bénin pour l’accueil et l’accompagnement dont a bénéficié la mission. Il s’est félicité de la qualité de l’organisation logistique et de la richesse des séances de travail. « Nous repartons avec une satisfaction totale », a-t-il déclaré. Au cours de son séjour, la délégation sénégalaise a tenu des séances de travail approfondies avec la Céna et visité plusieurs institutions clés du système électoral béninois, notamment la Cour constitutionnelle du Bénin, l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), la plateforme des organisations de la société civile, la Cour des comptes du Bénin ainsi que la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Selon le directeur général des élections du Sénégal, ces différentes rencontres ont permis de constater « des avancées significatives » du Bénin en matière d’organisation électorale. Il a souligné que le choix du Bénin pour cette mission d’étude n’était pas fortuit ; le pays présentant des particularités susceptibles d’inspirer les réformes en cours au Sénégal. Parmi les points d’intérêt majeurs figurent l’introduction du bulletin unique, la dématérialisation progressive du processus électoral, ainsi que la rationalisation et le financement des partis politiques. Biram Sene a indiqué que le Sénégal utilise encore des bulletins multiples, dont le coût est particulièrement élevé. À titre d’exemple, les dernières législatives anticipées auraient nécessité près de 11 milliards de francs Cfa pour l’impression des bulletins, alors que l’option du bulletin unique pourrait générer d’importantes économies. La question du plafonnement des dépenses de campagne et du contrôle du financement des partis politiques a également retenu l’attention de la délégation, dans un contexte où des réformes électorales ont été annoncées par les autorités sénégalaises.
Léonce Adjévi
















