Le porte-parole du gouvernement était l’invité de « L’entretien grand format » de Bip radio le dimanche 7 avril 2024. Au cours de l’émission, Wilfried Houngbédji a abordé plusieurs sujets, dont celui relatif aux coupures répétées de l’énergie électrique auxquelles les populations sont confrontées ces derniers temps.
Depuis quelques temps, des coupures répétées de l’énergie électrique sont observées dans certaines localités du Bénin. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji a abordé la question sur l’émission « L’entretien grand format » de Bip radio le dimanche 7 avril 2024. L’invité de Rachida Hounsou a décliné les raisons qui justifient lesdites coupures. D’entrée, Wilfried Houngbédji a dit qu’il comprend les désagréments que les Béninois subissent durant ces moments. Selon ses explications, les coupures de courant électrique sont dues à plusieurs facteurs. « Il y a des perturbations de toutes sortes liées aux intempéries et à la vétusté parfois des voies de transport de l’énergie électrique. Pour faire fonctionner la centrale de Maria-Gléta, on a prévu qu’elle tourne aussi bien avec le gaz que du fuel. On ne produit pas encore le gaz au Bénin, on l’importe du Ghana et du Nigéria et quand il n’y en a pas, on met le fuel d’ici. Il y a eu des difficultés de ces pays pour fournir même le gaz. Les difficultés propres à ces pays qui font que parfois, on n’a pas le complément d’énergie électrique qui doit venir de là-bas », a expliqué Wilfried Houngbédji tout en indiquant que face à ces problèmes, le président de la République a demandé à ces sociétés qui gèrent la centrale de Maria-Gléta de tourner à plein-temps au gas-oil pour limiter les désagréments aux populations.
Plusieurs autres facteurs entraînent les coupures de courant
Outre cela, le porte-parole du gouvernement a déclaré qu’il y a un autre aspect qui a été observé quand les autorités ont fait le point de la situation avec les responsables de la Sbee. « On a observé qu’il y a des entreprises qui, malgré leur taille, n’ont pas appris à travailler sous-tension, c’est-à-dire avec le courant alors que quand on voit bien à l’étranger, il y a de grands chantiers, mais les gens travaillent sans qu’ils n’aient besoin de couper le courant. Or, ici, on demande à la Sbee de couper le courant d’abord parce qu’on veut intervenir dans tel secteur, dans tel quartier. Donc, il a été demandé aux entreprises de s’adapter en trouvant des gens capables de travailler même quand le courant est disponible. Vous devez avoir constaté dans les dernières semaines, si c’est appliqué, qu’il y a moins de coupure de courant », a expliqué le secrétaire général adjoint du gouvernement. Il est allé plus loin dans ses explications en mettant l’accent sur les câbles qui sont sectionnés par les branches d’arbre en période de pluie. « Il a par exemple exposé qu’en temps de pluie, il y a des branches d’arbre qui tombent sur les câbles de transport du courant. Dans ces cas de figures, on a fait en sorte que la Sbee anticipe cette année et l’élagage des arbres a commencé de Cotonou jusqu’au Nord pour éviter qu’en saison de pluie, qu’il y ait des branches d’arbres qui tombent et sectionnent les câbles », a confié Wilfried Houngbédji. Enfin, le porte-parole du gouvernement a évoqué la modernisation du réseau de distribution du courant électrique comme facteur. « Nous avons vaincu le délestage et nous avons même réalisé notre première grande centrale à Maria-Gléta qui nous a permis d’intensifier la fourniture de l’énergie électrique aux populations. Nous avions toujours dit que nous tournons autour de 60% de satisfaction de nos besoins internes en temps de pointe. Pour le reste, nous importons de certains pays voisins et nous travaillons, par ailleurs, à l’autonomie énergétique parce qu’il y a d’autres centrales et d’autres réalisations qui vont venir », a-t-il conclu.
Patrice Zoundé (Coll)

















