Le démarrage des travaux entrant dans la mise en œuvre du projet d’assainissement et de dragage du Lac Ahémé, est imminent. A cet effet, et à l’issue du Conseil des ministres du 15 avril 2020, il a été autorisé la réalisation des études techniques complémentaires en vue de la réalisation des travaux de dragage/réhabilitation prioritaire pilote du carrefour critique de Djondji-Hounkloun dans la zone du lac Ahémé et ses chenaux.
Depuis quelques années, le gouvernement a entrepris l’assainissement et le dragage du Lac Ahémé. Des travaux ont été envisagés pour transformer le site. Pour ce faire, il s’avère impérieux de le faire libérer par les occupants et d’éviter la recolonisation du lac. La décision du gouvernement de procéder à des études techniques complémentaires en vue de la réalisation des travaux de dragage/réhabilitation prioritaire pilote du carrefour critique de Djondji-Hounkloun dans la zone du lac Ahémé se justifie par le fait que ledit carrefour, qui relie les lagunes côtières de Grand-Popo et de Ouidah au lac Ahémé par le chenal Ahô, demeure le seul point de migration entre la mer et les eaux continentales, des espèces halieutiques qui font la richesse spécifique de la biodiversité de ce plan d’eau. En dehors de ce pan, un autre segment du Lac Ahémé va connaître des travaux de curage mécanique. Il s’agit du chenal Gbaga à Grand-Popo. Au regard de ce qui précède, la libération des emprises utiles devient impérative. En effet, les sites n’étaient pas désaffectés car l’état des lieux des différents sites d’accueil des travaux a révélé la présence d’usagers de profils variés (pêcheurs, mareyeuses, maraîchers, piroguiers), d’occupants sans titres ni droits et de présumés propriétaires de domaines non bâtis. La libération du périmètre du projet occasionnera une restriction momentanée d’accès des occupants des sites retenus pour le stockage de sédiments et végétaux, puis une impossibilité d’accès temporaire à l’eau sur certaines parties du cours d’eau.
Les dispositions prises aux profit des personnes affectées
Pour éviter des drames sociaux, le gouvernement a décidé d’indemniser les personnes affectées par lesdits travaux. Pour concrétiser cette intention, il a été procédé au recensement des personnes et des biens ainsi qu’à l’évaluation des indemnisations et soutiens à verser en appui à ces « sinistrés ». Il est donc une nécéssité pour les populations de procéder à ces opérations conformément aux directives des structures compétentes. Il est de leur intérêt car cela va booster les activités génératrices de revenus avec l’essor d’une nouvelle économie basée sur la revitalisation, l’assainissement et la réhabilitation de ces plans d’eau. Ce sont là des des actions à fort impact économique, social et environnemental qui vont profiter aux populations riveraines. Tout cela contribue à la protection de l’environnement afin d’asseoir les bases du développement durable, pour préserver et garantir la qualité des produits halieutiques made in Benin.
A.T.

















