Sous le regard des divinités et des ancêtres, le roi Dada Dèwènondé Axossou-wôdôdô a présidé les 30 et 31 mai 2026 une grandiose cérémonie de libation et de prière, rassemblant chefs de culte, couvents, lignées et têtes couronnées. Un événement spirituel et culturel destiné à sceller la paix nationale, suivi d’une journée d’animation sur l’esplanade de Dada Houégbadja, où les adeptes des croyances traditionnelles ont ébloui la foule. Cette célébration devenue un rendez-vous annuel, symbolise l’unité et la pérennité des traditions du royaume.
Le samedi 30 mai 2026 restera gravé dans les mémoires comme un jour de renaissance spirituelle pour le royaume de Danxomè. En effet, le roi Dada Dèwènondé Axossou-wôdôdô, entouré des plus hautes autorités religieuses et traditionnelles, chefs de culte, chefs de couvents, responsables de lignées et têtes couronnées, a initié une cérémonie solennelle de libation et de prière. Objectif : invoquer la bénédiction des divinités et des ancêtres pour la paix de la Nation et la sagesse de ses dirigeants. Dans une atmosphère empreinte de ferveur, les offrandes ont été présentées, les paroles sacrées prononcées, tandis que les tambours parlaient le langage des esprits. Cette cérémonie, tenue dans l’enceinte royale du palais Houégbadja, a marqué le début d’un grand rassemblement destiné à renforcer les liens entre le pouvoir temporel et le sacré.
Une journée culturelle sur l’esplanade de Dada Houégbadja
Le lendemain, dimanche 31 mai, la fête a pris une dimension populaire sur l’esplanade de Dada Houégbadja. En présence du roi, une animation culturelle riche en couleurs et en émotions a captivé des milliers de spectateurs. Les adeptes des différentes croyances traditionnelles ont offert des démonstrations à couper le souffle : danses sacrées, transe rituelle, chants ancestraux et performances symboliques ont rappelé la profondeur et la vitalité des spiritualités du royaume. « C’est une retrouvaille avec notre âme collective », a confié un chef de couvent présent sur les lieux. « Voir le roi au milieu de son peuple, honorant nos dieux et nos ancêtres, c’est un signe fort pour l’avenir de Danxomè. » À l’issue des célébrations, le roi Dada Dèwènondé Axossou-wôdôdô a annoncé que cet événement serait désormais maintenu et célébré chaque année. « Cette cérémonie est un pilier pour notre unité et notre paix. Elle doit traverser les générations », a-t-il déclaré. Pour clore la manifestation, le souverain a envoyé des offrandes à chaque couvent, afin que les rituels se poursuivent devant les autres temples du royaume. Un geste symbolique qui souligne le rôle central des institutions religieuses dans la cohésion sociale et spirituelle de Danxomè. Cette double célébration, à la fois solennelle et festive, marque un tournant dans la vie du royaume. En réunissant toutes les composantes de la société autour d’un même rite, le roi a su redonner toute sa place à la tradition, sans pour autant fermer la porte à la modernité. Les observateurs y voient une stratégie habile pour consolider l’identité nationale tout en apaisant les tensions potentielles. Danxomè, fort de ses racines, regarde désormais vers l’avenir avec sérénité. Et comme le répètent les anciens : « Quand les vivants honorent les ancêtres, les dieux sourient à la Nation. »
Zéphirin Toasségnitché
(Br : Zou-Collines)

















