(Sidikou Karimou passe en revue les efforts de la Fbhb)
Le handball béninois est en pleine mutation. Les réformes audacieuses menées par la Fédération béninoise de handball (Fbhb), sous la houlette de son président Sidikou Karimou, ont propulsé le sport à un niveau sans précédent. C’est le constat majeur qui ressort de la récente rencontre du Café Médias Plus du vendredi 7 novembre 2025, où le président Sidikou a dressé un bilan élogieux, axé sur la performance et la professionnalisation.
L’une des priorités du Comité exécutif a été la démocratisation et la structuration de la discipline. Les résultats parlent d’eux-mêmes. En effet, en seulement quatre ans, le nombre de clubs est passé de 29 à 67. Le nombre de licenciés, grâce à la digitalisation, a fait un bond spectaculaire, passant d’environ 1 200 à 8 647. Aussi, en matière de Démocratisation, la discipline, autrefois concentrée, s’est étendue. Le nombre de communes impliquées est passé de 20 à 40, notamment grâce à des événements comme la Coupe de l’Indépendance. Pour le président Sidikou Karimou, l’objectif, est palpable et nécessite beaucoup plus d’efforts. « Nous avons essayé de démocratiser la discipline… Aujourd’hui, nous sommes à 40 communes impliquées, mais nous pensons que c’est encore trop peu », a-t-il souligné.
Un championnat béninois majeur et cosmopolite
Le repositionnement du handball béninois sur la scène continentale est la fierté du président. Le championnat local est désormais une destination prisée, attirant des talents de toute la sous-région et au-delà. « Nous avons le championnat le plus cosmopolite dans l’Afrique noire, avec la présence de plusieurs nationalités dont l’Angola, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Sénégal, la Rd Congo, le Nigeria et d’autres », a-t-il martelé. Cette attractivité est le reflet d’une gestion saine et d’une professionnalisation des clubs. Le Bénin ne se contente plus de rivaliser ; il offre désormais des conditions de travail compétitives aux athlètes africains. « Si tous ceux-là (Nigérians, Ivoiriens, Camerounais, Angolais, Congolais, Sénégalais) sont venus, c’est parce qu’il y a bien mieux ici (au Bénin) que chez eux… Nous avons des joueurs qui sont payés à 1 000 dollars, d’autres à 1 500 dollars par mois, hors assurance, hors hébergement, hors déplacement », a relevé le patron du handball béninois.
L’exigence de la performance : accent particulier sur les formateurs
Pour garantir la pérennité de cette dynamique, la Fbhb a massivement investi dans le capital humain, en se concentrant sur la formation des entraîneurs. Entre 2021 et 2025, un engagement fort a été tenu pour élever le niveau technique et pédagogique des cadres. Le bilan est éloquent : 95 entraîneurs ont été formés pour la Licence D. Surtout, la fédération a permis à 4 techniciens, dont une femme, d’obtenir la Licence A, le plus haut grade de la formation. À en croire Sidikou Karimou, ces actions consolidées font du handball béninois un modèle de développement en Afrique. Loin de la simple propagande, les chiffres, l’attractivité internationale et l’investissement dans la formation confirment que le handball national est entré dans une nouvelle ère, celle de la performance africaine.
Karol B. Sékou (Coll)




















