A l’occasion du point de presse du Conseil des ministres du mercredi 12 octobre 2022, le secrétaire général adjoint du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est prononcé sur plusieurs sujets d’actualité dont le drame survenu au service de réanimation du Centre national hospitalier universitaire de Cotonou (Cnhu) le vendredi 07 octobre 2022 et le réajustement opéré sur les prix des produits pétroliers au Bénin.
« Nous nous inclinons devant la mémoire de nos compatriotes qui, malheureusement, ont perdu la vie dans cet accident. Le gouvernement considère qu’il y aura un avant et un après, parce que quatre morts, c’est beaucoup. C’est chacun de nous. C’est chacune de nos familles qui doit se sentir concernée par ce qui est arrivé. Le gouvernement a régulièrement rempli sa part du contrat pour permettre au Cnhu d’avoir les moyens de fonctionner». C’est ce qu’a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji pour dédouaner le gouvernement dans ce drame survenu au Cnhu le vendredi 7 octobre 2022. Selon le porte-parole du gouvernement, la coupure de courant n’est pas la raison fondamentale qui justifie ce drame. « On a évoqué une coupure d’électricité, relativement courte, qui pour le gouvernement, ne peut pas avoir été à l’origine de ce drame ; d’autant plus que le gouvernement a mis à la disposition du Cnhu des groupes électrogènes de grande capacité à l’état neuf. Nous en avons acquis en 2017 et en 2021. Parmi ces groupes, il y a un qui est dédié spécialement au service de réanimation », a-t-il précisé. Pour le secrétaire général adjoint du gouvernement, l’Exécutif compatit à la douleur des familles éplorées. « Au nom du président de la République, le président de l’Autorité de régulation de la Santé et certains membres de cette autorité se sont d’ailleurs rendus aux domiciles des familles éplorées pour leur porter de vive voix les condoléances et la compassion du chef de l’Etat et de son gouvernement », a-t-il conclu.
La nécessité d’ajuster les prix des produits pétroliers
A entendre le porte-parole de l’Exécutif sur ce point, c’est au regard de la situation mondiale que le gouvernement a décidé de réajuster les prix de l’essence et du gasoil à la pompe. « Il y a toujours une certaine pression sur les produits pétroliers que ça soit sur notre continent ou en dehors. C’est vrai aussi que dans la sous-région, tous les pays qui nous entourent ont dû procéder à un réajustement voire à plusieurs réajustements depuis le début de l’année. Certains ont connu même jusqu’à quatre réajustements. Il y a une réalité que nous observons dans la sous-région et dans les autres pays y compris aujourd’hui, dans bon nombre de pays occidentaux où l’on perçoit cette tension sur ces produits », a fait savoir Wilfried Houngbédji. « Cette réalité fait que nos importateurs de produits pétroliers ont besoin d’être rassurés et d’avoir davantage de possibilités de ravitailler notre marché pour éviter à notre pays de se retrouver si rien n’était fait dans une situation critique de pénurie comme on observe ailleurs avec des kilomètres de files dans les stations. Le gouvernement a pris la responsabilité de mettre des subventions significatives sur six mois et donc aujourd’hui, il est question de regarder la réalité en face, de considérer les appels au secours des importateurs pour qu’ils aient les moyens confortables pour ravitailler notre marché afin que les produits pétroliers puissent être disponibles en continu », a-t-il ajouté tout en indiquant que s’il n’en tenait qu’aux importateurs de produits pétroliers, ces nouveaux prix ne pourraient pas être appliqués dans les stations. « Ce qui veut dire que l’on payera par exemple le litre d’essence à 900 FCfa et le litre de gasoil à 1100 FCfa dans les stations. Dans la sous-région, quand on observe, les prix vont de 675 francs Cfa à 850 FCfa et là aussi, c’est parce que les autres Etats aussi essaient d’apporter un peu de subventions. Est-ce qu’il fallait satisfaire les doléances des importateurs en allant par exemple jusqu’à 750 FCfa ou 800 francs Cfa pour l’essence ou 950 francs Cfa pour le gasoil ? L’essence dans nos stations sera cédée à 650 francs Cfa. C’est le prix le plus faible dans la sous-région et vous pouvez comparer d’un pays à l’autre. Le gasoil va être cédé à 700 francs cfa. Là aussi, nous sommes les plus compétitifs dans la sous-région », a fait observer Wilfried Houngbédji.
Patrice Zoundé (Stag)

















