Le chien n’abandonne jamais sa façon déhontée de s’asseoir, avertissait déjà Ahmadou Kourouma. Répondant dans la matinée du lundi 10 mars 2025 aux questions de Christophe Boisbouvier sur Radio France internationale (Rfi) à propos de ses mémoires intitulés « Vers le miracle béninois: l’épreuve du pouvoir et de la démocratie » et publiés aux éditions L’Harmattan, l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo, a prouvé qu’il est resté égal à lui-même, sans aucune surprise. L’homme, comme à son habitude s’est montré vantard, nombriliste au point de se croire le centre du monde. Il l’a démontré à suffisance sur les antennes de la chaîne. Sinon, comment ne peut-il pas reconnaître les progrès réalisés au Bénin ces dernières années pour tenter de faire croire qu’après son magistère, c’est le déluge et que le pays est resté statique, depuis 1996 ? « Je crois que c’est parce qu’ils n’ont pas une vision de bâtir ensemble l’Afrique de l’Ouest pour avoir un monde de paix », a-t-il répondu à la question de savoir : quel est son principal regret depuis 30 ans qu’il a quitté le pouvoir en écrivant que ses successeurs n’ont pas su tirer profit de l’élan économique et démocratique donné au Bénin ? Est-il crédible, quand il tient ce type de langage lorsqu’on se souvient de ses propres déclarations, il y a peu de temps, après sa visite à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz)? « Je ne pouvais imaginer que de telles réalisations se passaient dans mon pays. Vous êtes les membres les plus engagés du pays. Ce n’est pas de mots, c’est la joie que vous m’avez procurée », avait-il témoigné. On n’aime pas son ennemi, mais on peut reconnaître ses mérites. Le président Nicéphore Soglo a fait purement et simplement preuve de rétropédalage et a choisi d’écorner l’image de son pays volontairement ou involontairement.
Abdourhamane Touré





















ET voilà
Je savais que tous ses encensements au Président Patrice TALON et à Sa Gouvernance depuis la GDIZ n’étaient que PURE COMÉDIE !