(Véronique Tognifodé échange avec les acteurs du secteur)
La ministre des Affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé a tenu, le mercredi 25 mars 2026, une séance d’échange avec les acteurs de la microfinance. Ladite séance a eu lieu au siège de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin à Cotonou.
En visite le mercredi 25 mars 2026 auprès des responsables des institutions de microfinance, Véronique Tognifodé, ministre en charge de la Microfinance, a salué ces derniers pour la contribution remarquable qu’ils apportent à la mise en œuvre de la politique nationale d’inclusion financière au profit des populations, notamment les plus modestes. Elle a également réaffirmé la volonté du gouvernement du président Patrice Talon de renforcer l’inclusion financière au Bénin. Au cours de cette rencontre d’échange, la ministre Véronique Tognifodé n’a pas manqué de rappeler les grandes orientations du gouvernement pour le développement du secteur de la microfinance. « Nous avons eu le plan stratégique de l’observatoire, de la qualité des services financiers et surtout la politique nationale de développement de la microfinance qui va jusqu’en 2032. Et l’objectif, c’est de doter le secteur de la microfinance d’une vision et des orientations stratégiques claires qui peuvent conduire les réformes dans le cadre d’une bonne accessibilité des clients. Les résultats, c’est un assainissement total des Sfd au profit des clients et un taux de pénétration de l’ordre de 75%. Nous avons également la loi de juillet 2025, qui porte réglementation de la microfinance en République du Bénin. Et cette loi vient consolider le cadre juridique et institutionnel du secteur », a exposé la ministre des Affaires sociales et de la microfinance. Elle a également précisé que plus de 148 000 bénéficiaires ont déjà été soutenus en 2025, pour un montant global de 12 milliards de FCfa.
Le microcrédit Alafia III généralisé dès le 1er avril
A l’en croire, dès le 1er avril 2026, il y aura la généralisation du microcrédit Alafia III après une phase pilote à succès qui va se terminer en mars 2026. « Enfin, en 2026, le Conseil des ministres a autorisé la prise en charge des frais de gestion du programme de microcrédit Alafia des phases 1, 2 et 3 à hauteur de 984 199 281 francs Cfa »,a-t-elle ajouté. Pour la ministre Véronique Tognifodé, « les problèmes de garanties hypothécaires et autres formes de garanties demandées par les Sfd sont souvent citées comme un obstacle majeur à l’accès au financement du Fonds national de la microfinance ». Elle a indiqué que l’Etat travail « à l’assouplissement de ces mesures et plusieurs pistes sont en étude ». Pour clore son intervention, l’autorité ministérielle a fait savoir que les attentes des populations restent fortes au niveau d’un certain nombre d’aspects : un accès plus simple au crédit, une présence accrue dans les zones rurales et une adaptation continue aux réalités économiques actuelles. A l’entendre, le gouvernement poursuivra la modernisation du secteur, notamment à travers la digitalisation et la mise en place d’outils innovants favorisant une inclusion financière plus rapide et plus équitable. Valentine Huguette Adoukonou, présidente de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Apsfd-Bénin), a, au nom des responsables des Systèmes financiers décentralisés, formulé des doléances à l’endroit de la ministre en charge de la Microfinance. « C’est que le Fnm, qui est l’outil opérationnel du gouvernement qui accompagne les institutions de microfinance, puisse revoir ses conditions d’accès au crédit. Une autre doléance qui est aussi très importante, c’est l’accompagnement de la direction générale de la microfinance. La direction générale de la microfinance nous accompagnait beaucoup plus sur les renforcements de capacité », a-t-elle cité.
Patrice Zoundé (Coll)

















