(Le comité ad’hoc, l’ultime espoir pour Yayi et les siens)
A quelques jours du lancement du dépôt des dossiers de candidature pour la Présidentielle de 2026, le Parti « Les Démocrates » peine à désigner son duo. Entre rivalités internes, accusations de partialité et retard organisationnel, la principale force de l’opposition béninoise aborde ce rendez-vous électoral dans un climat d’incertitude.
La désignation du duo appelé à représenter l’opposition à la présidentielle de 2026 s’apparente à une véritable épreuve pour le parti « Les Démocrates ». Alors que la mouvance présidentielle a très tôt levé le voile sur son ticket, la formation dirigée par l’ancien chef de l’État Boni Yayi traverse une zone de turbulences. La mise en place tardive, cette semaine, de deux comités ad hoc chargés d’examiner les dossiers de candidature traduit un malaise profond au sein du parti. Cette décision, intervenue à moins d’un mois de la clôture des dépôts, a surpris nombre de militants, révélant les difficultés d’une organisation déjà minée par les dissensions internes. Contrairement à la majorité au pouvoir, qui a aisément réglé la question de son choix, « Les Démocrates » peinent à s’accorder sur une stratégie commune. Les tractations internes ont été marquées par de vives oppositions. Le président Boni Yayi, à qui incombait initialement la mission de piloter le processus, a été accusé de vouloir imposer un candidat ne faisant pas consensus. Face à l’impasse, il a dû se résoudre à confier le dossier à deux instances parallèles, chargées d’examiner les candidatures tant pour la Présidentielle que pour les législatives et communales à venir. Pour de nombreux observateurs, cet imbroglio est le fruit d’un manque d’anticipation. En s’investissant dans une polémique jugée stérile autour d’une relecture du code électoral, le parti aurait perdu un temps précieux au détriment de la préparation d’une candidature solide capable d’incarner l’alternance. Désormais, c’est une véritable course contre la montre qui s’engage. Dans un climat marqué par les rivalités intestines et les menaces de défections, la principale formation de l’opposition n’a plus droit à l’erreur. Sa capacité à trancher rapidement et à rassembler autour d’un ticket consensuel sera déterminante pour espérer peser dans l’échéance présidentielle de 2026.
Gabin Goubiyi




















