À l’approche de la rentrée scolaire, le ministère des Enseignements maternel et primaire revoit les critères d’affectation des instituteurs. Selon un communiqué en date du 09 septembre 2026 et signé du directeur de cabinet du ministre, Les enseignants appelés à faire valoir leurs droits à la retraite au cours de l’année scolaire ne devront plus être positionnés à la tête des classes de Cm2. Une mesure destinée à garantir la continuité pédagogique dans cette classe d’examen.
Les enseignants du primaire qui doivent partir à la retraite avant la fin de l’année scolaire ne pourront désormais plus tenir une classe de cours moyen deuxième année (Cm2). Cette instruction figure parmi les nouvelles orientations données aux responsables chargés de préparer la rentrée scolaire au Bénin. La mesure concerne particulièrement les instituteurs susceptibles de quitter le service avant la tenue de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep). Leur affectation dans une classe de Cm2 pourrait, en effet, provoquer un changement d’enseignant en pleine année et perturber la préparation des candidats. Dernière étape du cycle primaire, le Cm2 occupe une place déterminante dans le parcours des écoliers. Les apprentissages y sont renforcés et les élèves préparés au Cep, qui sanctionne la fin de ce cycle. Dans ce contexte, le départ à la retraite d’un enseignant quelques semaines ou quelques mois avant l’examen peut créer une rupture dans le suivi pédagogique. L’arrivée d’un remplaçant oblige les élèves à s’adapter à une nouvelle méthode de travail, tandis que le nouvel instituteur doit rapidement apprécier leur niveau et reprendre la progression déjà engagée. En demandant que les enseignants proches de la retraite ne soient plus placés à la tête des classes de Cm2, les autorités éducatives entendent donc éviter ces perturbations. L’objectif est de permettre aux candidats d’être accompagnés par le même instituteur depuis la rentrée jusqu’à l’examen.
Une exigence d’anticipation pour les responsables
La mise en oeuvre de cette orientation repose sur les directeurs d’école et les responsables administratifs du secteur. Avant toute répartition des classes, ceux-ci devront tenir compte de la date prévisionnelle de départ à la retraite de chaque enseignant. Les instituteurs concernés ne sont pas exclus des activités pédagogiques. Ils pourront être affectés à d’autres niveaux où leur départ en cours d’année présenterait moins de risques pour la préparation d’un examen national. Leur expérience pourra ainsi continuer à profiter aux établissements jusqu’à leur cessation effective de service.
Sergino Lokossou
















