La nouvelle est tombée comme un couperet hier mercredi 14 janvier 2026. La Fédération burkinabè de football (Fbf) a officiellement mis fin aux fonctions du sélectionneur national, Brama Traoré. Un limogeage qui intervient dans un climat de profonde déception nationale au lendemain d’une Can 2025 jugée ratée pour l’équipe burkinaké.
Le « Chercheur » n’aura pas trouvé la formule magique au Maroc. Moins de deux ans après sa nomination en mars 2024, Brama Traoré quitte le banc des Étalons par la petite porte. La décision a été actée lors d’une réunion d’urgence tenue au siège de la Fbf, à la suite du bilan technique de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Si le mandat de Traoré avait commencé sous le signe de la discipline et de la reconstruction, la réalité du terrain a été cruelle. L’élimination brutale en huitièmes de finale face à la Côte d’Ivoire (défaite 3-0 le 6 janvier dernier) a laissé des traces indélébiles. Alors que les objectifs affichés par le technicien local étaient ambitieux : viser le « trio final », la prestation des Étalons a été jugée trop friable. En conférence de presse après la défaite contre les Éléphants, Brama Traoré avait pourtant assumé ses responsabilités. « Le système mis en place n’a pas fonctionné, et j’assume pleinement cette situation », avait-il déclaré, invoquant également des absences de cadres pour justifier le manque de cohésion.
Un staff balayé et des cadres en retrait
Le ménage est total. Ce n’est pas seulement le sélectionneur principal qui s’en va, mais l’intégralité de son staff technique. Cette décision marque une rupture franche voulue par la Fédération pour insuffler un nouveau souffle à une équipe en plein doute, marquée par l’annonce récente du retrait international de figures historiques comme Bertrand Traoré et Issoufou Dayo. Le Burkina Faso se retrouve désormais sans pilote alors que les éliminatoires pour la Can 2027 pointent à l’horizon. La Fbf, désormais sous la pression des supporters et des autorités, doit faire un choix crucial : maintenir la confiance en l’expertise locale ou se tourner de nouveau vers l’expertise internationale.
Karol Sékou (Coll)




















