Du 05 janvier au 05 février 2026, la forêt classée de Pahou a abrité l’exposition collective « N.art.urel » organisée par le Collectif des artistes du Bénin (Cab). Une trentaine d’artistes contemporains utilisant des médiums différents ont mis en lumière leurs œuvres en vue de la sauvegarde de l’environnement et de la préservation de la nature. Un projet qui va déboucher à moyen terme sur la création d’un parc d’art au Bénin.
Clap de fin pour l’exposition collective « N.art.urel » le jeudi 05 février 2026. Financée par le Fonds de développement des arts et de la culture (Fdac), cette initiative mise en oeuvre par le Collectif des artistes du Bénin (Cab) s’est étendue sur une plusieurs semaines avec plusieurs activités à la clé. Il s’agit d’une pépinière créative, incluant des créations in situ et un « Work in progress » des artistes participants et une plateforme d’éducation aves des ateliers d’initiation à l’art contemporain destinés aux élèves. Avec la participation des artistes dont Charly d’Almeida, Sika, Tchif, Zinkpê, Azebaba, Marcel Kpoho, Marius Dansou, Elise Tokoudagba, Nathanaël Vodouhe et Sébastien Boko travaillant avec des médiums comme la peinture, la sculpture, les installations, la photographie et le dessin pour mettre en lumière la générosité de la nature, cette exposition qui met en avant les mots « art » et « naturel » vise à replacer la création artistique dans son cadre originel, offrant à la fois une visite d’exposition et une expérience d’écotourisme en harmonie avec les Objectifs de développement durable (Odd) n°13 et n°15, notamment prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques et préserver et restaurer les écosystèmes terrestres. Dans son intervention, Dominique Zinkpê, coordonnateur du projet a indiqué que cette exposition, les artistes ont choisi de protéger la nature et de partager leur création avec le public en sortant des lieux de confort et conventionnels, les musées, les galeries, et montrer leurs travaux dans ce lieu paisible. « Ce n’est pas forcément un projet pour vendre, mais pour communiquer et dire qui nous sommes et ce que nous savons faire. L’idée est d’amener les artistes contemporains à réaliser des œuvres qui durent dans le temps », a-t-il laissé entendre. A sa suite, le ministre des Arts, Jean-Michel Abimbola, a rappelé que l’exposition « N.art.urel » entre en ligne le compte de la vision du gouvernement en termes de promotion des arts contemporains. « Je voudrais féliciter Dominique Zinkpê et les différents artistes connus ou moins connus qui ont participé à cette exposition collective en leur disant que le gouvernement sera toujours d’une façon ou d’une autre à leur côté pour les encourager à poursuivre ce travail essentiel pour la visibilité de notre pays et surtout pour la valorisation de nos talents », a confié l’autorité tout en souhaitant que le Bénin soit l’épicentre des industries culturelles et créatives sur le continent africain ou une plateforme pour la création artistique, culturelle, patrimoniale et pour la singularité de l’Afrique. En somme, cette initiative vise à influencer durablement le monde de l’art contemporain en alliant questions environnementales et exposition collective dans un cadre exceptionnel, celui de la forêt classée de Pahou. Par ailleurs, une conférence débat aura lieu sur le thème « Les muses de la forêt : quels défis pour les plasticiens ? » et un atelier créatif permettra de fournir au jeune public les rudiments basiques et nécessaires sur les pratiques de l’art contemporain. L’exposition a permis de révéler des jeunes artistes et de présenter au public plus de 300 œuvres contemporaines.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)




















