Elégante, charmante aux yeux velours, Noélie Djoko est styliste de la maison de mode New Deal. Depuis quinze ans de carrière entrepreneuriale, elle est un exemple à suivre dans la détermination et la bravoure féminine. Rien qu’à la voir, elle inspire.
L’entretien avec Noélie Djoko s’est passé dans une bonne ambiance. Déjà au premier rendez-vous, elle a accepté se confier sans hésitation. De sa voix attirante et maîtrisée, elle était disposée à s’ouvrir. Elle nous a reçue dans les locaux de son entreprise, un duplex décoré avec glamour, situé au carrefour Sainte Rita.
En fin de soirée où les échanges se déroulaient, la patronne de New Deal est très affairée. Notre présence chez elle, ne l’a pas empêchée de se concentrer sur ses clients et de gagner leur cœur. Elle est accueillante, chaleureuse et convaincante. Habillée en tenue civile et sandalette aux pieds, elle faisait les navettes pour s’assurer que son client sera satisfait de ses propositions.
Noélie Djoko, s’est, par sa bravoure, tracée un chemin du succès. Dans le monde de la mode, elle a fait la pluie et le beau temps avant de faire un break, mais reviendra plus imposante que jamais avec son entreprise de trois ans d’existence. Sa passion n’est rien d’autre que la mode masculine et l’art. « J’ai un penchant sur la tenue des hommes parce que ce n’est pas compliqué. Ce qui m’a permis de vite assimiler et savoir ce qui est bon pour eux. Je n’ai pas été formée quelque part pour la cause, j’ai associé mon talent à mes expériences ». Déjà à 18 ans, elle aimait beaucoup l’entreprenariat. « J’aime beaucoup travailler mes idées », précise la styliste.
De la détermination, elle est venue à la passion et avec la persévérance, elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Elle est directrice et patronne d’une grande boutique de mode remplie de tenues d’hommes.
Temps forts du parcourts
Très tôt orpheline de père, Noélie Djoko n’a pas mis fin à sa destinée. Après le Bac, elle ne se voyait plus à l’aise d’aller s’asseoir dans une université pour de longues études. Vite, elle s’est reconvertie pour se lancer dans les activités. « De stage, je suis parvenue à représenter glo mobile dans le Couffo », a-t-elle narré. Apres cette réussite, elle est allée faire la décoration interne, ce qui a nourri sa passion de l’art. Elle est ensuite passée à la vente des tissus en ligne. Les plaintes qu’elle recevait des clients l’ont fait réfléchir autrement. Ce qui a donné naissance à une vision où la satisfaction de la clientèle est devenue sa forte préoccupation que celle du bénéfice. « Si elle a un bon résultat, elle va revenir. Si le modèle ne te plaît pas, tu me dis et je le modifie. Je suis en complicité avec le client pour créer ensemble le modèle. J’ai conçu les modèles en fonction de l’identité de mon client, de son métier et de son goût». Elle a tout appris par ses propres expériences.
Secrets de réussite
Ses échecs l’ont formée. Pour réussir, elle considère son business comme son patron. Les obstacles étaient l’un après l’autre sur le chemin de la réussite. Pour les braver, elle en a fait un pont pour monter au sommet. Sur ce, elle a transformé ses échecs en opportunités. « J’ai vécu une situation qui m’a touchée tout au début de ma carrière. Un jour pendant que j’étais très dévouée pour ma vision, j’ai reçu une expression décevante où une parenté dont je tais le nom, s’est levée pour dire qu’il ne pense pas que je peux y arriver. Il m’a dit que je perds mon temps et que je m’amuse ». Elle était désarmée, mais a réussi à faire de l’incrédulité de celui-ci en elle, un défi à relever.
Pour elle, une femme au foyer doit travailler et vraiment se battre. Une femme doit souvent assumer plusieurs rôles à la fois : mère, femme, et travailleuse… Difficile de se consacrer pleinement à ces différents aspects de la vie et de trouver le juste équilibre pour pouvoir s’épanouir. Mais il faut de la stratégie. La femme doit garder à l’esprit que vouloir réussir, c’est bien, mais surinvestir risque de mener au burn-out. Elle exhorte à établir des limites claires entre la vie privée et celle professionnelle.
Estelle Vodounnou (Coll)


















