L’Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et sportive (Injeps) a scellé, le mardi 14 avril 2026, un partenariat stratégique avec les fédérations d’athlétisme, de basket-ball et de volleyball. Ceci pour intégrer les certifications techniques au cursus universitaire.
Le paysage sportif béninois connaît une mutation profonde sous l’impulsion du ministère des Sports. Dans l’enceinte de l’Office de gestion des stades du Bénin (Ogsb), une cérémonie solennelle a marqué l’adhésion de trois nouvelles disciplines à la réforme structurelle de la formation. Sous l’égide de Crépin Okouolou, Directeur de cabinet du ministre Benoît Dato, l’athlétisme, le basket-ball et le volleyball rejoignent désormais le football et le handball dans un dispositif visant à professionnaliser précocement les futurs cadres techniques du pays. Cette nouvelle orientation met fin à la séparation historique entre le savoir académique et l’expertise fédérale. Longtemps contraints de multiplier les cursus après leurs années d’études pour espérer entraîner, les étudiants de l’Injeps bénéficient maintenant d’une passerelle directe. La convention permet d’harmoniser les calendriers afin que les futurs diplômés puissent suivre, en parallèle de leurs cours théoriques, les modules spécifiques dispensés par les experts des fédérations sportives. L’enjeu de cette synergie est de mettre sur le marché de l’emploi, des profils immédiatement opérationnels. En obtenant simultanément un diplôme universitaire et des certifications d’entraîneur reconnues à l’échelle internationale, la jeune génération de techniciens gagne un temps précieux. Cette approche immersive garantit que l’excellence pédagogique de l’institut rencontre les réalités du terrain et les exigences de la compétition de haut niveau. L’élargissement de cette réforme témoigne d’une volonté politique de transformer durablement l’écosystème sportif national. Alors que les fédérations de tennis et de golf sont déjà pressenties pour intégrer ce mouvement, le Bénin se dote d’un modèle de formation intégré unique. En investissant ainsi dans le capital humain, les autorités sportives posent les jalons d’une montée en puissance technique capable de porter les ambitions des sélections nationales sur la scène continentale.
Karol B. Sékou (Coll)




















