L’Institut national de la femme a organisé au profit de la communauté universitaire dont les corps professoral, administratif et les étudiants, une séance de sensibilisation sur les Violences basées sur le genre. Les échanges qui se sont déroulés, mercredi 8 avril 2026, a permis aux participants de s’informer sur les types de violences observés en milieu universitaire et le cadre légal qui régit la lutte contre les Vbg.
Organisée sur initiative de l’Institut national de la femme (Inf), cette séance de sensibilisation interactive a été une occasion pour la Secrétaire exécutive et sa délégation de revenir sur la mission de l’institut, le cadre légal et juridique, les peines encourues par les auteurs des Vbg et la prise en charge des victimes de Vbg. Selon Flore Djinou, il s’agit de passer en revue la panoplie de violences avec un ancrage sur les violences que peuvent vivre les femmes et les filles en milieu universitaire d’une part, et tous les stéréotypes et les pesanteurs sociologiques qui entourent la femme et l’existence des violences. « L’objectif était aussi pour nous, à travers un échange vraiment interactif, de discuter non seulement avec les étudiantes et les étudiants, mais également avec le corps enseignant, d’aller en détail sur le cadre légal qui entoure les relations qui devraient exister entre une étudiante et un corps enseignant », a-t-elle laissé entendre. A son dire, au Bénin, pour rappel, toute relation amoureuse entre un enseignant et son apprenante avec ou sans consentement est interdite par la loi. Face aux interlocuteurs, Flore Djinou a indiqué que la banalisation des cas de violence et le silence sont des facteurs qui favorisent les Vbg. « Il faut donc briser le silence et en parler autour de vous. A l’Inf, nous avons un cadre sécurisé, un espace d’écoute et une assistance juridique et judiciaire pour vous aider en toute confidentialité. Nous pouvons aussi vous apporter une aide psychologique tout ne protégeant les informations de la victime », a-t-elle insisté. A sa suite, le doyen de la Fashs, Sylvain Vissoh a expliqué que la séance de sensibilisation entre en ligne de compte des activités prévisionnelles pour une lutte efficace contre les Vbg en milieu universitaire et la mise en place d’un cadre sécurisé et inclusif au profit des apprenantes. Il faut souligner qu’après la Fsa et le Fashs, l’exercice sera répété ce jour à la Faculté de droit et des sciences politiques avec les différents acteurs.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)
















