Les acteurs de l’état civil de la commune de Natitingou sont à l’école du renforcement des capacités. Une session de formation consacrée aux réformes intervenues dans le secteur se tient depuis le mardi 18 août 2026 dans les locaux de la mairie de Natitingou.
Initiée avec l’appui du Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, en collaboration avec les mairies de la Waloni en Belgique, cette session vise à renforcer les connaissances et les compétences des différents acteurs intervenant dans la chaîne de l’état civil. La première journée de la formation a principalement réuni les chefs d’arrondissement et les secrétaires d’arrondissement. Les échanges ont porté sur leurs responsabilités respectives dans le cadre des réformes engagées depuis plusieurs années pour moderniser et sécuriser le système d’état civil au Bénin. Selon Abdon Mipkon’ai, directeur de l’état civil au ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique, le secteur a connu d’importantes mutations depuis 2016, notamment avec l’introduction d’actes d’état civil sécurisés. Malgré ces réformes, certaines responsabilités demeurent du ressort des communes et des acteurs locaux. Il importe donc, selon lui, que ces derniers maîtrisent les procédures qui leur incombent afin de pouvoir accompagner efficacement la réforme. « Il y en a encore qui restent de leur ressort et qu’ils maîtrisent pour convenablement accompagner la réforme », a expliqué le directeur de l’État civil.
Naissances, mariages et décès : les trois principaux volets
Les travaux de la session s’articulent autour des trois principaux faits d’état civil, à savoir les naissances, les mariages et les décès. Une attention particulière est accordée à la déclaration des naissances, notamment dans les localités où les accouchements à domicile demeurent une réalité. La formation permet ainsi de rappeler à chaque maillon de la chaîne, notamment aux chefs de village et aux chefs de quartier, les responsabilités qui lui sont dévolues dans le processus de déclaration et d’enregistrement des faits d’état civil. L’enjeu est de favoriser une meilleure application des procédures et de réduire les risques d’erreurs susceptibles de compromettre la fiabilité des documents délivrés aux citoyens.
La rigueur, une exigence pour les acteurs de proximité
Le lancement officiel des travaux a été assuré par le chef d’arrondissement de Kouandata. Il a salué l’organisation de cette session et invité les participants à accorder une attention particulière aux différentes communications. Pour lui, la formation revêt une importance particulière au regard des responsabilités assumées quotidiennement par les acteurs de proximité. « Lorsque nous faisons une petite erreur, ça peut nous conduire loin », a-t-il souligné, invitant ses collègues à faire preuve de davantage de rigueur dans l’accomplissement de leurs missions.» Cette exigence de rigueur apparaît d’autant plus importante que les actes d’état civil constituent des documents administratifs essentiels dans la vie des citoyens et interviennent dans de nombreuses démarches administratives et juridiques.
Elus locaux et sages-femmes attendus
La session se poursuit ce mercredi et jeudi avec l’élargissement de la participation à d’autres acteurs directement impliqués dans la chaîne de l’état civil. Il s’agit notamment des chefs de village, des chefs de quartier et des sages-femmes. Cette approche permet de toucher les différents niveaux de la chaîne, particulièrement les acteurs en contact direct avec les populations et susceptibles de jouer un rôle déterminant dans la déclaration des naissances, des mariages et des décès. À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent ainsi de renforcer la maîtrise des procédures, d’améliorer la qualité du service public de l’état civil et de contribuer à une meilleure sécurisation des actes délivrés aux populations. À Natitingou, le renforcement des capacités des acteurs apparaît ainsi comme un levier important pour accompagner les réformes de l’état civil et garantir une application plus rigoureuse des procédures au bénéfice des citoyens.
G. A. (Br Atacora-Donga)


















