La politique sportive béninoise pour l’année 2026 est désormais fixée. Le ministre des Sports, Benoît Dato, a défendu, le mardi 25 novembre 2025, devant l’Assemblée nationale un budget de 30,65 milliards de francs Cfa, légèrement en deçà de l’exercice précédent. L’information essentielle à retenir réside dans la répartition de cette enveloppe : plus des deux tiers (22,84 milliards de FCFA) sont fléchés vers les dépenses en capital, signalant une priorité claire donnée à l’investissement et à la construction.
L’ambition du gouvernement pour 2026 est de doter le pays d’un réseau d’infrastructures modernisées, capables de soutenir les athlètes d’élite et de promouvoir la pratique pour tous. Le plan d’investissement est spectaculaire, promettant une transformation majeure du paysage sportif urbain :
La reconstruction des stades emblématiques comme le Stade René Pleven de Cotonou et le lancement du projet de stade de Parakou. La réhabilitation du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo et la rénovation du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou. Le lancement de nouvelles structures modernes telles que le complexe Unafrica et l’Arena, en plus de la construction d’une académie dédiée au football féminin. Ces travaux, qui comprennent également la mutualisation des académies régionales avec les lycées scientifiques, confirment la volonté de s’éloigner des solutions temporaires pour bâtir un héritage sportif durable dans chaque département et commune.
Le sport scolaire, berceau des futures Amazones et Guépards
Parallèlement au béton, le ministre Dato insiste sur la consolidation de la base. Les activités phares pour 2026 se concentreront sur l’institutionnalisation du sport chez les jeunes. Le programme prévoit la poursuite et le renforcement des championnats scolaires et universitaires, incluant l’introduction de compétitions amicales entre les classes sportives. Un effort sera également déployé pour la constitution des sélections nationales scolaires et la promotion du Kids Athletics, reconnaissant l’importance du jeu dans le développement physique et social. Enfin, l’accent sera mis sur le renforcement des capacités de l’ensemble de la chaîne sportive, des coachs aux encadreurs, en passant par les reporters sportifs et la mise en place des Directions techniques nationales, afin de mieux prendre en charge la préparation et la participation des sélections nationales aux compétitions internationales majeures. L’objectif est de traduire ces investissements en performance sur le terrain.


















