Les boursiers de la Fondation Amos Langanfin (Fal) de la région Agonlin, ont reçu, le samedi 03 septembre 2022, à Zagnanado, leurs attestations de fin de formation professionnelle. En présence d’un président très ému et des membres du staff de ladite fondation, les bénéficiaires ont exprimé toute leur joie et reconnaissance à l’endroit de leur samaritain.
Mieux vaut apprendre à la jeunesse en quête d’emploi et de mieux être à pêcher que de l’habituer à lui offrir chaque fois du poisson lorsqu’elle en aura besoin. Tel est le leitmotiv de la Fondation Amos Langanfin (Fal) qui fait de l’entrepreneuriat et de l’insertion professionnelle des jeunes, l’une de ses priorités afin de faire reculer progressivement les frontières de la précarité et du chômage dans toutes les Communes du Bénin. Après Zogbodomey et Za-kpota, c’est le tour des jeunes déscolarisés de Covè, Zagnanado et Ouinhi de bénéficier des bourses de formation professionnelle de la Fal. En quelques semaines de formation pratique dans les domaines de la transformation agroalimentaire, de la fabrication des produits cosmétiques, de l’élevage, du montage des panneaux solaires, du cadrage du montage audiovisuel, de la décoration, du graphisme, de l’informatique et de l’installation de décodeur, deux cent cinquante jeunes gens et jeunes femmes déscolarisés sont désormais aguerris pour affronter les défis du marché de l’emploi. Ils peuvent non seulement se prendre en charge, mais aussi, créer de la valeur ajoutée pour l’économie locale en produisant assez et de bonne qualité. Tout ceci, grâce à la bonne politique entrepreneuriale de la Fondation Amos Langanfin qui intègre la vision du Programme d’actions du gouvernement (Pag). La Fal ne fait pas de l’à peu près. A l’issue de la formation, elle a prévu l’accompagnement de ces jeunes jusqu’au marché d’écoulement de leurs produits. Théodora Fassinou, directrice exécutive adjointe de la Fal, a été plus rassurante. «Ne vous inquiétez pas. La Fal ne fait pas les choses à moitié. Au niveau de la fondation, tout est prévu. Des débouchés existent pour faire couler vos produits. L’essentiel, travaillez à labelliser ce que vous produisez», a-t-elle recommandé.
Réduire ses ambitions pour réussir l’entrepreneuriat
Gabriel Tobossou, l’un des sages de Zagnanado qui aperçoit déjà en chacun des jeunes formés, une pépinière d’entrepreneurs, a demandé à la fondation d’aider ces jeunes pousses à avoir la certification de la Dana pour que leurs produits soient plus compétitifs sur le marché. Pour Lazard Gbégan, point focal de la fondation à Zagnanado et l’un des formateurs, cette étape n’est qu’un pas sur le chemin de l’entrepreneuriat. A en croire ses propos, c’est maintenant que le plus dure commence puisqu’il reste plusieurs autres étapes à franchir. Mais pour y parvenir, il leur a livré la clé du succès. «Vous devez réduire les naissances, les temps de loisirs, les temps d’adoration de Dieu et se consacrer plus à votre travail car, c’est par votre job que Dieu pourra vous élever et vous couvrir d’abondance », leur a-t-il conseillé en donnant quelques exemples bibliques. La Fondation Amos Langanfin ne s’est donc pas trompée d’objectif en mettant un point d’honneur sur la formation et l’auto-emploi des jeunes. Fidèle Zokpon, le représentant des bénéficiaires l’a confirmé. «La Fal vient de nous libérer de la pauvreté. C’est une aubaine qu’il nous a offerte. Beaucoup d’entre nous ont fait une formation académique, mais sont jusque-là au chômage. C’est aussi une opportunité pour nos mères, nos mamans qui doivent aider leurs époux dans le foyer. Nous ne saurions mesurer la grandeur de cette aubaine qu’il nous a offerte», a-t-il déclaré. L’exécution de l’hymne de reconnaissance à la Fal, l’animation, l’euphorie et toute la liesse qui ont caractérisé la cérémonie traduisent si bien l’importance de l’investissement consenti à leur profit. Fier de contribuer au développement de sa patrie et à l’épanouissement de la jeunesse dont il est le porte flambeau, le jeune leader, Amos Langanfin, président de la fondation éponyme, est séduit par l’engagement, la détermination et la volonté des jeunes d’Agonlin. Des indices qui viennent sceller définitivement la confiance entre la Fal et les jeunes déscolarisés d’Agonlin. Pour Amos Langanfin, l’objectif visé est atteint. «La fondation veut que vous sachiez faire quelque chose pour se prendre en charge et gagner librement votre vie. En quelques semaines de formation pratique, vous saviez faire quelque chose. C’est notre souhait. La meilleure manière de vivre aujourd’hui est d’être libre et entrepreneur. Car tout le monde ne peut pas être fonctionnaire de l’Etat. Tout le monde n’a pas la chance d’étudier. Aimez donc l’entrepreneuriat et nous sommes à côté pour vous propulser», a-t-il laissé entendre. Pour finir, il a rendu un vibrant hommage au professeur Euloge Ogouwalé pour sa précieuse contribution à la présente formation.

















