Le samedi 28 février dernier, le Dojo départemental Shihan Benjamin Soudé de Parakou a accueilli l’édition 2026 de l’Interligue de karaté-Do. Cette compétition de relance, co-organisée par les Ligues Atlantique-Littoral et Borgou-Alibori, a tourné à la démonstration de force pour les athlètes venus de la ville économique du pays, Cotonou.
Pour cette levée de rideau de la saison nationale 2026, une vingtaine d’athlètes d’élite, issus des catégories cadets, juniors et seniors, se sont affrontés sous l’œil attentif des techniciens de la Fédération béninoise de karaté-do. Si l’enjeu était avant tout la mise en jambe, les karatékas de l’Atlantique-Littoral ont transformé ce tournoi en véritable plébiscite, ne laissant que des miettes à leurs homologues du Borgou-Alibori. Les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque les protégés du président Éric Gbègbo ont raflé la totalité des douze médailles d’or mises en jeu. Parmi les figures de proue de cette expédition victorieuse, Carrelle Akouègnon s’est illustrée de fort belle manière. La double médaillée d’or en Kata et Kumité chez les seniors dames incarne cette rigueur technique qui fait désormais la réputation de la Ligue de Cotonou. Malgré ce succès total, l’athlète garde la tête froide, estimant que le chemin vers l’excellence reste long et que les prochaines échéances nationales exigeront encore plus de travail. Du côté de la sélection Borgou-Alibori, l’heure est à l’apprentissage plutôt qu’à l’abattement. Rawane Touré, capitaine de l’équipe locale, a reconnu avec sportivité la supériorité de l’adversaire tout en soulignant l’importance d’un tel brassage pour la progression du karaté béninois.
Le fair-play s’impose à l’arrivée
Pour les combattants du Nord, cette expérience servira de levier de préparation afin de combler l’écart technique d’ici les prochains championnats nationaux. Le tableau final des champions confirme l’hégémonie de certains noms qui ont doublé la mise dans les deux disciplines phares de l’art martial. En Kata comme en Kumité, les jeunes talents tels que Carmélia Salou chez les cadets ou Sharmy Osseny et Joresse Kpadonou en juniors ont marqué les esprits par leur précision et leur explosivité. Chez les seniors hommes, si Jospin Lokossou s’est imposé techniquement en Kata, c’est Martial Kpadonou qui a fait parler sa puissance pour décrocher l’or en Kumité. Ce tournoi d’élite, soutenu par l’instance fédérale, lance officiellement les hostilités d’une saison de karaté qui s’annonce déjà passionnante au Bénin.
Karol B. Sékou (Coll)




















