Le gouvernement du président Patrice Talon franchit une étape décisive dans la protection de la « Venise d’Afrique ». Réuni en Conseil des ministres hier mercredi 4 mars 2026, l’exécutif a prononcé le classement de la cité lacustre de Ganvié au patrimoine culturel national, scellant ainsi une volonté politique de fer pour la sauvegarde de ce joyau exceptionnel.
Sous la houlette du Président Patrice Talon, le Bénin a fait le choix stratégique de transformer les arts, la culture et le tourisme en véritables leviers de croissance socio-économique. Cette dynamique ne se limite pas à de simples intentions ; elle s’incarne par une mise en tourisme méthodique du patrimoine historique du pays. Cette politique de rayonnement s’accompagne d’un impératif de sécurisation. Dans la lignée de la restitution historique des 26 trésors royaux, portée aujourd’hui à 37 œuvres récupérées, le Bénin renforce son arsenal juridique. La loi n°2021-09 du 14 octobre 2021 portant protection du patrimoine culturel témoigne de cette nouvelle ère : celle d’un État responsable qui tire les leçons du passé pour bâtir un cadre institutionnel robuste et moderne. L’annonce phare du Conseil des ministres de ce mercredi 04 mars 2026 concerne l’un des sites les plus emblématiques du continent : la Cité lacustre de Ganvié. Surnommée la « Venise d’Afrique », Ganvié n’est pas seulement une carte postale touristique. C’est un écosystème fragile qui fait face à des défis majeurs tels que la pression démographique et la mutation rapide des modes de vie, sans oublier des dynamiques économiques parfois déstructurantes. À cela s’ajoutent des menaces environnementales critiques, notamment la pollution du lac, la dégradation de la biodiversité et les effets du changement climatique qui pèsent lourdement sur l’habitat lacustre. Face à ces périls, le gouvernement a choisi l’action structurante. Le classement au patrimoine culturel national offre désormais un bouclier juridique et paysager à la cité. Cette décision s’inscrit dans le projet ambitieux de « Réinventer Ganvié », dont l’objectif est de faire de la cité une vitrine du tourisme mondial, à la fois authentique, atypique et originale. Au-delà de l’aspect culturel, c’est aussi un projet social car la vision présidentielle intègre l’amélioration concrète des conditions de vie des populations locales, prouvant que la protection du patrimoine et le bien-être citoyen sont les deux faces d’une même pièce.
La cohérence d’un État bâtisseur
En classant Ganvié, le gouvernement du président Patrice Talon réaffirme la cohérence de sa politique. Ce n’est pas une mesure isolée, mais une pièce maîtresse d’un puzzle de développement durable. Par ce décret, le Bénin prouve qu’il sait protéger ce qu’il a de plus cher tout en investissant massivement pour l’avenir. L’intérêt historique, paysager et écologique exceptionnel de Ganvié est désormais sanctuarisé. Une victoire pour la culture béninoise, et un signal fort envoyé au monde entier.
A.T.




















