Le Cadre de concertation des confessions religieuses (Cccr) a présenté, jeudi 22 janvier 2026 à Cotonou, aux hommes des médias, les grandes lignes des décisions prises à l’issue du séminaire tenu du 02 au 04 septembre 2025 et les actions menées pour l’organisation des élections dans un climat calme et pacifique. L’organisation a profité pour adresser son satisfecit à tous les maillons de la chaîne et les populations.
Mission réussie pour le Cadre de concertation des confessions religieuses (Cccr) à l’issue des élections législatives et communales du 11 janvier 2026 apaisées et sans-violences. En effet, fidèle à sa mission de contribuer au renforcement et à la pérennisation de la paix, de soutenir l’enracinement de la démocratie, d’œuvrer pour la bonne gouvernance et la médiation des conflits dans le respect des principes républicains, le Cadre de concertation a entrepris une série d’actions pour garantir une atmosphère de concorde et de dialogue a cours de la période électorale. Au terme du séminaire national, un comité national de suivi a été mis en place pour assurer la mise en œuvre des recommandations, notamment à travers les tournées départementales, les audiences institutionnelles avec les organes clés du processus électoral et la mobilisation des confessions religieuses. Dans sa démarche, le comité national de suivi du Cccr a privilégié une approche inclusive. « Concrètement, le comité national de suivi a organisé trois phases de tournées couvrant l’ensemble de tous départements avec des objectifs clairs dont la restitution des conclusions du séminaire, le renforcement des cadres locaux de consultation, la sensibilisation à la culture de la paix, la prévention des tensions et le recueillement des préoccupations locales pour améliorer les recommandations », a expliqué Michel Alokpo, le porte-parole du Cccr. Dans son intervention, il adresse sa reconnaissance au peuple béninois, aux électrices et électeurs qui ont accompli le devoir civique avec sens de responsabilité et salue également l’engagement de la classe politique qui a choisi la voie de la compétition démocratique dans un esprit de paix et de concorde. « Le Cccr encourage tous les acteurs à maintenir le cap de langage responsable, à éviter les surenchères, à bannir toute communication susceptible d’alimenter l’attention ou de troubler l’ordre public et appelle au respect de l’ordre démocratique et aux droits de recours légal », a ajouté le porte-parole. Le Cccr appelle donc l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à se soumettre aux droits en vigueur et à respecter l’ordre établi et à privilégier les voies de recours légales en cas de contestation ou de contentieux. Dans le même esprit, le Cccr réitère son appel au dialogue constructif, à la longue violence et invite les leaders à s’abstenir de toutes paroles ou initiatives pouvant provoquer des troubles à l’ordre public. Pour finir, le cadre affirme sa conviction que des élections apaisées sont possibles grâce à l’engagement responsable de tous et demeure mobilisé pour accompagner le Bénin avant, pendant, après les scrutins, dans un esprit de vigilance citoyenne, de médiation, de consolidation de la paix.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)
Le portrait-robot du président en 2026 selon le Cccr…
Selon le Cadre de concertation des confessions religieuses, « le futur président de la République du Bénin doit être un homme d’État et non d’intérêt personnel, ayant la crainte de Dieu, humble, conscient que gouverner c’est servir et non se servir, intègre, juste et crédible à la moralité éprouvée et au parcours vérifiable, épris de paix, de tempérance et de solidarité, capable de rassembler et d’apaiser, compétent et expérimenté avec une connaissance avérée des affaires nationales, maîtrisant les relations internationales, la diplomatie d’État et les enjeux géostratégiques, capable de dialoguer avec les institutions financières internationales, d’en comprendre et maîtriser les procédures et de défendre efficacement les intérêts du Bénin ». Selon Noël Gankpé, membre du Cccr, le président du bénin en 2026 doit être gestionnaire rigoureux, attaché à la transparence, à la bonne gouvernance et à la redevabilité, visionnaire et pragmatique, apte à résoudre les problèmes structurels du pays, engagé à poursuivre et à amplifier l’élan de développement entamé depuis 2016 dans un esprit de continuité républicaine. « Le Cccr rappelle avec force que le Bénin a besoin d’un président compétent, intègre, humble, ayant la crainte de Dieu et capable de rassembler toute la nation », a indiqué Noël Gankpé tout en précisant que ce portrait-robot ne constitue ni une consigne de vote, ni la désignation d’une personne, mais un référentiel moral, éthique, institutionnel et citoyen, destiné à éclairer les consciences, guider le discernement des électeurs et inspirer les acteurs politiques.
M. Y. A (Coll)

















