La direction régionale Atacora-Donga des Douanes et droits indirects a organisé, le jeudi 22 janvier 2026, une séance de sensibilisation consacrée à la sortie frauduleuse du soja du territoire national et aux sanctions prévues à l’encontre des contrevenants. La rencontre a réuni les principaux acteurs de la filière, notamment producteurs, transporteurs, commerçants, agents des douanes ainsi que des représentants du ministère en charge de l’Agriculture.
Ouvrant les échanges, le directeur régional Atacora-Donga des Douanes a indiqué que cette initiative vise à instaurer un cadre de dialogue constructif, destiné à clarifier les rôles et responsabilités de chaque maillon de la chaîne, en vue d’une campagne de commercialisation du soja apaisée et conforme à la réglementation en vigueur. Prenant la parole, le directeur départemental Atacora-Donga de l’Industrie et du commerce, Hantarou Kpara, a appelé les transporteurs à accompagner davantage les efforts de l’État. Il les a notamment exhortés à éviter toute prise de risque liée à l’exportation frauduleuse du soja vers les pays voisins. Pour sa part, le président de l’interprofession soja, Djibrila Afatiti, a rappelé les importants investissements consentis par l’État en faveur des producteurs. Il a souligné qu’au cours de la saison précédente, plusieurs milliards de francs Cfa ont été injectés dans la filière afin de soutenir la production et améliorer les conditions de travail des acteurs. Intervenant à son tour, le président de l’Association béninoise des transformateurs de soja, Hippolyte Lokonon, a mis en avant l’importance de la transformation locale. Selon lui, un pays qui transforme ses propres produits agricoles s’inscrit résolument sur la voie du développement et renforce sa crédibilité sur la scène internationale. Clôturant les communications, le chef du service de lutte contre la fraude de la Douane Atacora-Donga, Parfait M., a rappelé les mesures réglementaires encadrant la circulation du soja. Il a insisté sur l’interdiction formelle des déplacements nocturnes, précisant que le transport du soja est autorisé uniquement entre 7 heures et 18 heures. Au-delà de cette plage horaire, aucun mouvement n’est toléré. En cas de panne sur un axe jugé sensible, le producteur ou le transporteur est tenu de se signaler immédiatement à la brigade des douanes ou au commissariat le plus proche. À travers cette séance de sensibilisation, les autorités douanières entendent renforcer la collaboration avec les acteurs de la filière afin de lutter efficacement contre la fraude et de préserver les intérêts économiques nationaux.
Abdourhamane Touré

















