Le président Emmanuel Macron a fait une grande annonce à ses compatriotes le dimanche 29 octobre 2023. Il s’agit de l’initiative d’un projet de loi pour inscrire l’Interruption volontaire de grossesse (Ivg) dans la Constitution en France.
La liberté de recourir à l’Interruption volontaire de grossesse (Ivg) sera introduite dans la Constitution française. L’annonce a été faite par le président Emmanuel Macron le dimanche 29 octobre 2023 sur les réseaux sociaux. Dans ce cadre, le chef de l’Etat a déclaré sur Twitter que ce projet de loi sera «présenté en Conseil des ministres d’ici la fin de l’année ». Le projet de loi fondé sur le travail des parlementaires et des associations sera envoyé au Conseil d’Etat dans la semaine du lundi 30 octobre si bien qu’« En 2024, la liberté des femmes de recourir à l’Interruption volontaire de grossesse sera irréversible », a déclaré le chef de l’Etat. Emmanuel Macron a pris cet engagement le 8 mars 2023, lors de la Journée internationale des droits des femmes, répondant aux inquiétudes nées de l’annulation il y a un an et demi de l’arrêt garantissant aux Etats-Unis le droit d’avorter sur tout le territoire. En France, le droit à l’Ivg est actuellement reconnu dans une loi ordinaire de 1975. Une inscription dans la Constitution viendrait préserver la pratique de toute initiative future du législateur visant à la supprimer ou à y porter gravement atteinte.
Source: Rfi
Extraits des propos de Emmanuel Macron le 8 mars 2023
« Parce que le droit des femmes est toujours une conquête fragile. Gisèle Halimi, par ses mots, avait fait changer la loi. Je veux aujourd’hui que la force de ce message, nous aide à changer notre Constitution afin d’y graver la liberté des femmes à recourir à l’Interruption volontaire de grossesse; pour assurer solennellement que rien ne pourra entraver ou défaire ce qui sera irréversible; pour adresser aussi un message universel de solidarité à toutes les femmes qui voient aujourd’hui cette liberté bafouée. Aussi, les avancées issues des débats parlementaires, à l’initiative de l’Assemblée nationale puis éclairées par le Sénat, permettront je le souhaite, d’inscrire dans notre texte fondamental, cette liberté dans le cadre du projet de loi portant révision de notre Constitution qui sera préparé dans les prochains mois. Non, nous ne voulons plus jamais de procès de Bobigny ».




















