Trois grandes centrales syndicales béninoises ont exprimé leur vive opposition à une vague de licenciements annoncée au sein de la Société de radio et de télévision du Bénin (Srtb).
Dans une déclaration conjointe rendue publique le samedi 21 février 2026, la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) et l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) dénoncent une décision officialisée le 12 février 2026, prévoyant le licenciement de plusieurs agents de la Srtb à compter du 1er mars 2026. Selon 24 heures au Bénin, les organisations syndicales qualifient la mesure de « sélective et arbitraire ». À les en croire, les travailleurs concernés ne seraient visés par aucune faute professionnelle. Leur mise à l’écart serait plutôt fondée sur des critères liés à la tranche d’âge ou à l’absence de fonctions considérées comme « stratégiques » au sein de l’entreprise Dans leur déclaration commune, les centrales fustigent une démarche qu’elles assimilent non pas à une gestion rigoureuse des ressources humaines, mais à « un guet-apens administratif », incompatible, selon elles, avec les exigences et les valeurs d’une institution de service public. Elles reprochent également à la direction l’absence de mesures d’accompagnement en faveur des agents concernés ainsi que le non-respect des procédures prévues par le Code du travail en matière de licenciement collectif, notamment l’obligation de consultation des représentants des travailleurs. Le document, signé par les secrétaires généraux des trois confédérations syndicales que sont Anselme Amoussou (Csa-Bénin), Moudassirou Bachabi (Cgtb) et Appolinaire Affewe (Unstb), exige la « réintégration sans délai » des agents visés et la suspension immédiate du processus engagé.
L.A.




















