Le gouvernement lors du conseil des ministres du 04 mars 2026, a acté la mise en place d’un système de vidéoprotection dans cinq villes et deux frontières de la République du Bénin.
Le déploiement de la vidéoprotection à des fins de sécurité, favorise entre autres, une surveillance en temps réel des grandes villes, une meilleure sécurisation des infrastructures critiques, une prévention des actes criminels, une meilleure gestion des libertés publiques, un renforcement de la protection des personnes et des biens et une plus grande efficacité dans la conduite des enquêtes judiciaires. Ce dispositif apportera donc une plus-value aux forces de sécurité dans leur mission de maintien de la paix, de la quiétude et de la tranquillité publique. Le conseil a décidé qu’il soit implémenté progressivement dans notre pays, en commençant par les villes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Ouidah, de même que les frontières de Sèmè kraké et Hillacondji seront prises en compte. La modernité et le développement des villes s’accompagnent souvent de nouveaux défis notamment sécuritaires et de civisme, le gouvernement du Président Patrice Talon anticipe ces défis. C’est dans cette dynamique, la réunion du conseil des ministres du mercredi 04 mars 2026 a autorisé la mise en place d’un système de vidéoprotection dans cinq villes et deux frontières de la République du Bénin. Ce projet va être implémenté progressivement en commençant par Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Ouidah. Les frontières de Sèmè kraké et Hillacondji seront aussi prises en compte. L’ambition est d’avoir des villes sécurisées, bien assainies et dans lesquelles les citoyens jouissent de leurs libertés notamment de circulation tout en remplissant leurs devoirs se trouve au cœur des résultats attendus d’une telle initiative. La mise en place d’un système de vidéoprotection dans ces cinq villes et ces deux frontières de la République du Bénin permettra la vidéoverbalisation, la proactivité en matière de réduction de risques de catastrophe et un meilleur contrôle des flux transfrontaliers.
Quid de la vidéoprotection ?
Il faut dire que la vidéoprotection est tout dispositif technologique de capture, de stockage et de traitement d’images, installé sur la voie publique, les lieux publics, les lieux ouverts au public, dans les infrastructures, installations et édifices publics, pour le compte de l’Etat, d’une collectivité locale, d’un établissement public ou d’une personne morale de droit privé gérant un service public. La mise en place de tels systèmes est destinée à assurer le renforcement des mesures visant la sécurité publique. Elle participe surtout de l’optimisation de la lutte contre le grand banditisme à travers la prévention, la recherche, la constatation ou la poursuite des infractions pénales, l’exécution des condamnations pénales ou des mesures de sûreté. En clair, c’est comme un chaînon manquant que le gouvernement vient ainsi raccorder à sa politique sécuritaire et qui pourrait faciliter aussi le travail des unités de recherches scientifiques.
Sergino Lokossou















