« Il faut avouer que depuis ces trois dernières années, la participation des jeunes en politique, en l’occurrence en République du Bénin, a légèrement changé. Un changement positif, parce que, pendant longtemps, on a vu que les jeunes ont été utilisés par les acteurs politiques pour des intérêts mineurs. C’est-à-dire qu’on leur demande souvent de mobiliser d’autres jeunes, pour des meetings et autres, de réserver les salles, de s’occuper le plus souvent de la logistique. Pendant longtemps, cela a été le rôle confié aux jeunes en politique, un rôle que j’estime mineur. Mais depuis trois ans environs, on voit une tendance positive où l’on sent une meilleure implication des jeunes et en particulier des jeunes femmes. Il faut dire qu’au niveau de certains partis politiques, l’on promeut de plus en plus les jeunes. Des partis comme la Dud, Moele Bénin, le Br, la Fcdb etc., ce sont des partis phares qui promeuvent de plus en plus les jeunes et en l’occurrence les jeunes femmes. Au niveau des jeunes eux-mêmes, ils doivent d’abord, avoir un background qui leur permet de pouvoir briguer justement ces postes décisionnels, non seulement au sein de leur parti, mais également, à l’échelle nationale. Le jeune doit avoir les compétences requises et les aptitudes nécessaires à mettre au service du parti et à se démarquer du lot afin qu’on puisse le positionner valablement. Les hommes qu’il faut à la place qu’il faut et les femmes qu’il faut à la place qu’il faut. Et pour cela, il est nécessaire et impérieux que le jeune en question puisse se démarquer du lot. Donc, les jeunes doivent militer de plus en plus dans les partis politiques. Ne pas intégrer un parti politique pour des intérêts immédiats ou éphémères, pour s’enrichir par exemple. Cela ne doit pas être l’objectif du jeune qui adhère à un parti. En adhérant à un parti, le jeune doit avoir une conviction et un idéal politique, et partager l’idéal politique, la vision de ce parti avant de l’adhérer. Ainsi convaincu de l’idéal de ce parti en y adhérant, il pourra jouer valablement le rôle qui est le sien au sein dudit parti. Pour les prochaines Législatives de 2023, il est requis, un million cinq cent FCfa par titulaire. Un jeune qui a toute la fougue qu’il faut, qui a les compétences qu’il faut, qui a le relationnel qu’il faut, mais qui n’a pas les moyens financiers, ne pourra pas figurer sur une liste de candidatures. Parce que, mobiliser un million cinq cent mille FCfa, ce n’est pas toujours évident. Ce n’est pas une somme colossale pour certains mais c’est le cas pour d’autres, surtout un jeune qui essaie de joindre les deux bouts. Encore que le milieu de l’entrepreneuriat tel qu’il est au Bénin ne permet pas encore aux jeunes de s’autonomiser comme il se doit. A moins qu’ils aient des subventions conséquentes qui leur permettent d’avoir un fonds de roulement régulier qui leur permettent de fonctionner comme il se doit. Mais quand l’on prend 10 jeunes, c’est à peine deux qui ont ce fonds de roulement là. Donc, tout le reste a besoin d’un appui en l’occurrence ceux qui sont en politique ».




















