Les peintures contenant du plomb demeurent l’une des principales sources d’exposition au plomb chez les enfants, un risque majeur pourtant largement évitable. En Afrique, près d’un enfant sur trois souffre d’empoisonnement au plomb, une situation aux conséquences graves et irréversibles sur le développement cognitif, la réussite scolaire et l’avenir des jeunes générations.
Malgré des campagnes de sensibilisation menées dans plus de 90 pays à travers le monde, plusieurs États africains restent confrontés à un cadre réglementaire insuffisamment renforcé. Afin d’accélérer l’adoption et l’application de normes strictes sur les peintures au plomb, un atelier régional se tient depuis ce mercredi 11 février 2026 à Lomé, au Togo. Organisée à l’initiative du Lead exposure elimination project (Leep), cette rencontre rassemble des représentants des gouvernements, de l’industrie et des organismes de normalisation issus de 25 pays africains. Les échanges visent notamment à renforcer l’engagement politique en faveur de la réglementation, à améliorer la compréhension des mécanismes juridiques et à promouvoir des systèmes efficaces de contrôle et d’application des lois. Au cœur des discussions figurent également l’élaboration de normes plus rigoureuses, la mise en place de programmes de surveillance du plomb dans l’eau potable et les aliments, ainsi que la publication transparente des données au bénéfice du grand public. Dans ce cadre, l’Agence nationale de normalisation de métrologie et du contrôle qualité (Anm) participe aux travaux à un haut niveau, représentée par son Directeur général, Dr Mouhamed Nazif Moutawakilou. Cette présence illustre l’engagement du gouvernement béninois à protéger la santé publique et à positionner le Bénin parmi les nations africaines leaders en matière de sécurité sanitaire et de réglementation environnementale.

















