Après cinq jours d’échanges intenses, de réflexions stratégiques et d’analyses approfondies, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a clôturé à Parakou son atelier national d’évaluation des élections générales de 2026. Une initiative qui confirme le rôle central de l’institution dans le renforcement continu de la démocratie béninoise et l’amélioration permanente du système électoral.
Réunissant députés, partis politiques, représentants des institutions de la République, organisations de la société civile, médias, experts et cadres électoraux, cet atelier a permis de passer au crible toutes les étapes des scrutins législatifs, communaux et présidentiels organisés cette année. Au cours des travaux, plusieurs communications de haut niveau ont enrichi les débats. Les participants ont notamment analysé le cadre juridique des élections, les mécanismes de gestion du contentieux électoral, le recrutement et la formation des agents électoraux, la communication institutionnelle, la logistique, la dématérialisation des candidatures, la gestion budgétaire, les marchés publics ainsi que l’intégration du numérique dans l’organisation des scrutins. Les partis politiques, la société civile, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) ainsi que les forces de sécurité ont également partagé leurs expériences et recommandations. Point d’orgue de cette rencontre, les travaux de groupe ont permis de dégager plusieurs pistes d’amélioration portant sur la modernisation technologique, le renforcement de la logistique électorale, la professionnalisation des agents de terrain et la simplification des procédures administratives. Dans son allocution de clôture, le président de la Céna, Sacca Lafia, a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs ayant contribué au succès des premières élections générales de l’histoire du Bénin. Il a mis en avant la capacité du pays à « s’autoévaluer avec maturité, lucidité et responsabilité », tout en rendant hommage aux députés, aux partis politiques, à la société civile ainsi qu’aux coordonnateurs et agents électoraux déployés sur le terrain.
Pour le président de la Céna, les conclusions de l’atelier constituent une véritable feuille de route pour les réformes à venir. « Le rapport général ne sera pas un document de plus dans les tiroirs », a-t-il assuré, réaffirmant l’engagement de l’institution à traduire les recommandations formulées en actions concrètes.
À travers cet exercice inédit d’évaluation participative, la Céna consolide ainsi son rôle de garant de la transparence électorale et confirme sa volonté de bâtir des processus électoraux toujours plus inclusifs, crédibles et efficaces au service de la démocratie béninoise.
Romuald Affédjou
(Coll Br Borgou-Alibori)

















