Le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a officiellement pris la présidence tournante de l’Union africaine (Ua) pour l’année 2026, succédant à João Manuel Gonçalves Lourenço, président de l’Angola. C’était à l’occasion des travaux du 39ème sommet ordinaire de l’organisation continentale qui se tient du samedi 14 au dimanche 15 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Dans son discours de clôture avant le départ de ses fonctions, João Lourenço a exprimé ses félicitations à son successeur et appelé à une plus grande unité africaine, notamment pour accélérer les efforts autour des enjeux d’eau durable et de systèmes d’assainissement sûrs des priorités de l’agenda continental pour l’année à venir. Le président sortant de l’Ua a également prôné « la défense du multilatéralisme », « garant de la paix et de la sécurité mondiale ». Sans citer aucun nom, le président de l’Angola a dénoncé, de façon virulente, les élections qui « blanchissent » des coups d’État sur le continent. Pour Evariste Ndayishimiye, « le multilatéralisme demeure un pilier central pour la paix, la stabilité et le développement durable ». Il a aussi lancé le thème annuel de l’Ua pour 2026 : « L’accès durable à l’eau et à des systèmes d’assainissement sûrs », un thème qui, selon le nouveau président de l’Ua, ne relève pas que du symbole. Évariste Ndayishimiye, unanimement choisi par les États membres de l’Union africaine, entame ainsi un mandat d’un an à la tête de l’Union africaine. Selon Rfi, durant ce sommet de l’Union africaine, de nombreux dossiers et autant de crises seront examinés dont les combats dans l’Est de la République démocratique du Congo, la guerre civile au Soudan, la reprise de la guerre au Soudan du Sud ou encore la menace terroriste qui frappe de nombreux pays sur le continent.




















