À quelques encablures du scrutin d’avril 2026, la scène politique béninoise s’anime. Mercredi 25 mars, le mouvement « Les Chevaliers de la République » a officiellement lancé ses activités à Cotonou. Parrainée par Daniel Djagoué et Jean-Noé Hodonou, cette sortie solennelle a été marquée par un ralliement de poids au duo Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata.
Réunis à Cotonou, les responsables du mouvement ont clairement affiché leurs ambitions; celles de transformer l’engagement citoyen en levier de développement. Pour les organisateurs, l’heure n’est plus à l’hésitation. « Parce que l’heure n’est plus aux spectateurs mais aux bâtisseurs », ont-ils martelé pour donner le ton de cette mobilisation. Le Secrétaire général du mouvement, Clovis Sossa, a profité de cette tribune pour définir l’identité des « Chevaliers ». Selon lui, l’intégrité et la compétence doivent primer. « Les Chevaliers de la République ne sont pas simplement un mouvement. Les Chevaliers de la République font une vision », a-t-il affirmé, avant de lancer un appel vibrant à la jeunesse et aux forces vives : « Ne demandez plus qui agit. Faites partie de ceux qui agissent ». Pour Émile Kpoto, Coordonnateur du mouvement, ce choix s’inscrit dans une continuité logique des réformes entamées depuis 2016. Il ne tarit pas d’éloges sur le candidat Romuald Wadagni, saluant notamment « son génie d’innovation, son dynamisme et son attachement au travail bien fait ». L’objectif est désormais de s’investir pour une victoire par K.O. le 12 avril prochain. « Nous serons, les années à venir, des boucliers de son excellence Romuald Wadagni, ainsi que des acteurs engagés pour la mise en œuvre et la réussite de son Programme de société », a promis le Coordonnateur.
Le ralliement symbolique des dissidents
L’un des moments forts de cette sortie fut sans nul doute l’intervention de Pascal Hodonou. Porte-parole de transfuges du parti « Les Démocrates », il a expliqué ce virage politique par un besoin de pragmatisme. « Nous avons pris une décision mûrement réfléchie : celle de tourner une page. Non pas par renoncement, mais par responsabilité », a-t-il justifié. Évoquant les défis liés à l’accès à l’eau, à l’électricité et à l’emploi des jeunes, il estime que le Bénin mérite des « choix courageux » et une vision réaliste, désormais incarnée, à ses yeux, par la majorité présidentielle.




















