Le gouvernement béninois vient de poser un acte fort en faveur du monde agricole. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 3 juin 2026 sous la présidence du chef de l’État, Romuald Wadagni, l’Exécutif a décidé d’instaurer des subventions spécifiques au profit des producteurs des principales filières agricoles du pays à compter de la campagne 2026-2027.
Les filières retenues traduisent clairement les priorités des autorités : le coton, le soja, le cajou et le riz, considérés aujourd’hui comme les moteurs de la transformation agricole et économique du Bénin. À travers cette mesure, le gouvernement entend accroître durablement la production agricole nationale, améliorer les revenus des exploitants et renforcer la lutte contre l’insécurité alimentaire. Dans le détail, les producteurs de coton bénéficieront d’une prime exceptionnelle de dix (10) francs Cfa par kilogramme lorsque la production nationale dépassera les 700.000 tonnes. Pour les filières cajou, soja et riz, les producteurs percevront également une prime exceptionnelle de dix (10) francs Cfa par kilogramme livré aux unités locales de transformation dès que les capacités installées seront satisfaites. Pour la campagne agricole 2026-2027, les capacités de transformation fixées sont de 200.000 tonnes pour le cajou ; 450.000 tonnes pour le soja et 350.000 tonnes pour le riz. À travers cette décision, le gouvernement veut mieux récompenser l’effort productif des agriculteurs, sécuriser l’approvisionnement des unités industrielles locales et consolider le positionnement du Bénin comme une puissance agricole et agro-industrielle de référence en Afrique de l’Ouest. Cette mesure apparaît également comme un véritable ouf de soulagement pour les producteurs béninois. Dans un contexte marqué par les difficultés liées aux coûts de production et aux incertitudes du marché, cette annonce redonne de l’espoir aux agriculteurs qui pourront désormais mieux vivre des fruits de leur activité. La décision gouvernementale devrait par ailleurs susciter une forte émulation dans les campagnes et renforcer la motivation des producteurs. En encourageant les performances et en valorisant davantage les filières stratégiques, l’État crée les conditions d’une agriculture plus compétitive, plus productive et plus attractive pour les populations rurales. Avec cette réforme, les autorités béninoises envoient un signal fort au monde agricole ; le développement du pays passe nécessairement par une agriculture performante, capable de nourrir les populations, de créer de la richesse et de soutenir durablement la croissance économique nationale.
Léonce Adjévi

















