Invitée à intervenir autour de la table ronde lors de la réunion délocalisée de la commission mixte de la Cédéao à Cotonou. La patronne du cabinet Riskfreen et Riskfreen academy, Claudia Stella Noutais, a insisté sur la nécessité du capital-investissement pour soutenir les Micro, petites et moyennes entreprises (Mpme) et du microcrédit pour les populations. Ce qui est une victoire majeure pour l’écosystème.
« Intégrer les Mpme dans les chaînes de valeur régionales formelles de la Cédéao : financement, transformation numérique, normes et accès aux marchés régionaux », c’est le thème de la table ronde qui a réuni plusieurs experts de la sous-région. Pour Claudia Stella Noutais, formatrice, auditrice de conformité et gérante du cabinet Riskfreen, un capital-investissement audité pour les Mpme est très urgent. Elle a fait observer que les Micro, petites et moyennes entreprises (Mpme) constituent le cœur battant de notre économie, représentant près de 90 % du tissu entrepreneurial en zone Uemoa. Pourtant, note Claudia Noutais, un obstacle majeur freine leur élan et menace leur survie. Il s’agit de l’accès au financement et le manque crucial de fonds de roulement. Face à des institutions financières traditionnelles dont les mécanismes ne sont pas toujours adaptés à l’agilité et aux réalités de ces structures, une rupture stratégique s’impose.
Changement de cap
Devant le parlement de la Cédéao, Claudio Noutais a indiqué que « pour que ce modèle tienne ses promesses et évite la mortalité prématurée de nos entreprises, le financement seul ne suffira pas. Il doit impérativement être indissociable d’un système d’audit rigoureux, d’une gouvernance solide et d’une culture de conformité ». En tant que gérante du cabinet Riskfreen et de la Riskfreen Academy, elle s’est dite convaincue que c’est en associant le capital au contrôle que « nous bâtirons des entreprises régionales résilientes, transparentes et prêtes pour une croissance durable ».

















