Les membres et le personnel de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) prennent part à une session de formation initiale ce lundi 23 février 2026, à Cotonou. Cela, en vue d’être plus opérationnels pour protéger les droits de l’homme avec la rigueur et l’indépendance requises.
Les membres et le personnel de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) harmonisent leurs approches sur la protection des droits humains. A cet effet, ils prennent part à une session de formation initiale qui s’étend sur deux jours. Au cours de cette formation, ils harmoniseront leurs approches sur la protection de la liberté individuelle, les monitorings des lieux de privations de libertés, et actualiseront leurs méthodes de travail. De même, cette formation initiale permettra aux membres et au personnel de la Cbdh de s’approprier du nouveau cadre juridique de l’institution et une meilleure technique d’investigation, de production de rapports etc. Dans son mot de bienvenue, Sidikatou Adamon, vice-présidente de la Cbdh, a rappelé l’exaltante mission à leur confiée par le peuple et la mission de l’accomplir avec doigté. « La mission qui nous est confiée par le peuple béninois est sacrée. Elle exige que nous parlions d’une seule voix et que nous agissions selon une méthodologie rigoureuse », a souligné la vice-présidente de la Cbdh. C’est pourquoi elle estime que cette formation constitue le creuset où ils vont actualiser leurs connaissances. « L’expertise que détient chacun dans son domaine respectif doit désormais se fondre dans le moule des principes internationaux et de la légalité nationale », a insisté Sidikatou Adamon. Donnant le top de la formation, Gilbert Togbonon représentant le ministre en charge de la justice, a d’abord rappelé la mission fondamentale de la Cbdh. Il s’agit pour la Commission béninoise des droits de l’homme de veiller à ce que chaque citoyen bénéficie effectivement du respect intégral de ses libertés fondamentales. « Cette mission, d’une portée à la fois sociale et politique est exigeante par nature. Elle requiert des hommes et des femmes engagés, une compétence solide, une expertise technique raffinée et une capacité d’analyse conforme aux normes internationales les plus élevées », a fait savoir Gilbert Togbonon. Il avance que cette formation dépasse le simple transfert de connaissances pour devenir un véritable instrument stratégique. Elle vise, poursuit-il, à doter les membres de la Cbdh, des outils méthodologiques indispensables à une action efficiente, éclairée et proactive. Pour finir, il a formulé le vœu que les enseignements tirés des travaux soient immédiatement investis au service de l’institution afin de dynamiser davantage son action sur le terrain. « Ce renforcement de compétences contribuera à accroitre la confiance des populations envers leur institution nationale », a conclu le représentant du ministre en charge de la Justice.
Odi I. Aïtchédji

















