Encore sous le choc du drame de Dassa Zoumè survenu le 29 janvier 2023 ayant occasionné 22 décès et de nombreux blessés, le Bénin a été frappé de plein fouet par un incendie d’un entrepôt d’essence frelatée à Sèmè-Kraké le samedi 23 septembre dernier qui a fait plus de 30 morts dont 2 bébés et 20 blessés. Ces drames amènent à se demander s’ils ont un lien avec les prédictions du Tofâ 2023.
Le signe principal révélé par le fâ pour le Bénin cette année est le ‘’Sa-tchê’’, accompagné de signes secondaire ‘trukpin-lètè’’ et tertiaire ‘’Losso-mèdji’’. Même si l’année a été globalement annoncée par les grands prêtres du fâ, appelés bokonons, le dimanche 4 décembre 2022, apaisée et fructueuse pour les affaires (‘’Sa-tchê’’), le fâ, intermédiaire entre les hommes et les dieux, a averti de quelques dangers susceptibles de troubler la quiétude des Béninois. Il s’agit notamment des risques d’épidémies, d’effondrements de bâtiments, de naufrages au large des côtes, de malversations financières au sommet de l’État, etc. Un lot de malheurs éventuels auxquels s’ajoutent des larmes. En effet, étant encore sous le choc du drame de Dassa-Zoumé, la Nation béninoise est affectée par l’incendie dramatique de Sèmè-Kraké. Or, selon les sachants, face à certaines menaces révélées, les précautions seules ne suffiront pas. Pour en limiter les dégâts et trouver des solutions, le fâ a proposé des rituels et a pris soin de citer une dizaine de divinités, dans tout le pays, auxquelles consentir quelques sacrifices afin de bénéficier de leurs faveurs et de conjurer les mauvais sorts. Le gouvernement a-t-il pris au sérieux les prédictions du Tofâ afin que le peuple béninois passe une meilleure année 2023? Pour rappel, le fâ est un système de divination millénaire par lequel les hommes peuvent recevoir des messages des dieux. Ses messages se présentent sous forme de signes que seuls les prêtres du fâ peuvent interpréter, et qui concernent la destinée d’un individu ou d’une communauté. Cet art divinatoire inscrit par l’Unesco sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2008 se pratique depuis le XVIIIe siècle dans le royaume d’Abomey.
Odi I. Aïtchédji




















