Une semaine après la consultation de Tofa 2026, des membres du Comité des rites Vodun du Bénin, des Bokonon et de hauts dignitaires ont exécuté les rituels y afférents. C’était le samedi 17 janvier 2026, dans la Forêt sacrée Kpassè à Ouidah.
Comme c’est devenu la tradition depuis l’édition 0 de la consultation de Tofa au Bénin, un collège de Bokonon et des membres du Comité des rites Vodun du Bénin ainsi que de hauts dignitaires des cultes Vodun ont sacrifié à la tradition des rituels prescrits par le signe Losso-Sa révélé par Bénin Tofa 2026. Présent lors des rituels, Mahugnon Kakpo, président du Comité des rites Vodun du Bénin explique : « Nous sommes ici au cœur de la forêt sacrée Kpassè à Ouidah, dans le cadre de l’exécution des rituels issus de la consultation du Bénin Tofa 2026. Vous savez que le Fa est une parole universelle. Le Fa étant tout ce qui a rapport à la lucidité, à la clairvoyance. Et lorsque nous organisons les Vodun days, nous faisons la consultation du Bénin Tofa. Cela envoie sur le pays une parole de sagesse, et c’est cette parole de sagesse qui nécessite que l’on exécute certains rituels. C’est donc pour rester dans cette ligne-là que le Comité des rites Vodun a convié tous les Bokonon, la plupart, sur toute l’étendue du territoire national, pour que ces rituels puissent être exécutés. La portée de ces rituels, c’est que la parole du Fa qui est arrivée, qui est une parole de sagesse, que les influx positifs qui sont incrustés sur cette parole positive-là, puissent être renforcés pour que ces influx positifs puissent advenir et rejaillir sur toute la Nation béninoise. De la même façon, les influx négatifs doivent être rejetés, annulés, bannis, pour que les citoyens, concitoyens, puissent trouver la prospérité, la paix et la clairvoyance nécessaires au cours de l’année qui vient de débuter. Les rituels constituent une question de nécessité, c’est une question d’obligation. Si vous prenez le Fa et que vous le comparez à une consultation médicale, lorsque vous êtes patient, vous allez consulter un médecin, après l’examen, il pose un diagnostic. Le diagnostic peut être posé sur le plan clinique, ou bien il peut demander des analyses, des tests, et lorsque ces éléments-là sont réunis, le diagnostic renvoie à un protocole de traitement. Le protocole de traitement permet au patient d’obtenir la satisfaction au niveau de sa santé. De la même façon, lorsque vous avez une préoccupation, le Fa étant une parole universelle, vous soumettez cette préoccupation-là au Fa, il vous apporte une solution. La solution passe obligatoirement par des rituels. Ces rituels-là peuvent être des pré-actions, qui doivent amener ce que vous recherchez. Cette pré-action favorise l’accomplissement de ce que vous recherchez. De la même façon, il peut y avoir de la propitiation. La propitiation, c’est une sorte d’action vers des Vodun pour demander les grâces de ces Vodun-là. Et lorsque les grâces sont exaucées, vous allez faire une action de grâces. C’est la même chose. Tout cela concourt au rituel du Fa. C’est pour cela que, dans le cadre de l’exécution d’un rituel issu du signe que nous avons trouvé, qui est Losso-Sa, nous avons convié tous les Bokonon, de même que tous les citoyens, à venir nous assister pour que nous puissions exécuter ces rituels, afin que le pays puisse trouver la satisfaction. Le Tofa est une action qui fait rejaillir sur le pays l’abondance, la paix, le bonheur, la prospérité, dans le cœur de nos concitoyens. Cela est une nécessité ». A la suite du président du Comité des rites Vodun du Bénin, Mitodaho Kpassènon Dèffodji Goïsso, roi de la Forêt sacrée de Kpassè à Ouidah, a fait savoir qu’il est venu assister et voir comment les rituels sont exécutés. « Je crois que dans cette année, Losso-Sa va nous amener beaucoup de bonnes choses parce que le rituel a été bien fait et tous les Bokonon sont là. Les dignitaires, les rois aussi sont là et ça s’est bien passé », a apprécié Mitodaho Kpassènon Dèffodji Goïs.
Odi I. Aïtchédji


















