A l’instar d’autres pays de la sous-région, le Bénin est sous la menace des actes de piraterie maritime. L’une des thérapies contre le phénomène est Grand African Nemo, une initiative qui vise à assurer la sécurité au niveau d’au-moins 26 Etats du Golfe de Guinée dont le Bénin. L’exercice a été officiellement lancé hier, jeudi 5 octobre 2023 à Cotonou, par Abdoul-Baki Sanni Bachabi, directeur de cabinet du ministre délégué en charge de la défense nationale.
Les actes de piraterie, les vols à main armée visant les navires et les activités maritimes illicites menacent constamment non seulement la sécurité des pays côtiers notamment ceux du Golfe de Guinée mais également leur prospérité économique ainsi que le bien-être social. Face à ces défis, les pays concernés ont trouvé la nécessité d’établir une coopération étroite entre eux. Ce qui a conduit à l’adoption en juin 2013, du Code de conduite de Yaoundé, un document qui traduit l’engagement collectif des pays du Golfe de Guinée, et qui vise à prévenir et réprimer les actes de piraterie maritime illicite dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Quand bien même le phénomène a considérablement diminué grâce à la montée en puissance des marines de la région et de leur engagement devant leurs côtes, il convient, selon l’ambassadeur de la France près le Bénin, Marc Vizy de maintenir la veille. « Nous devons collectivement maintenir notre plus haut niveau de vigilance et entretenir les savoir-faire de la communauté maritime en termes de lutte contre la piraterie. » a laissé entendre le diplomate français. C’est en effet dans cette vision que s’inscrit Grand African Nemo, qui se veut un exercice de lutte contre la piraterie devant les côtes béninoises et qui permettra d’entrainer les chaines de commandement et les opérateurs à les détecter. Pour Abdoul-Baki Sanni Bachabi, directeur de cabinet du ministre délégué en charge de la défense nationale, la réunion de ce jeudi traduit l’engagement des différents acteurs à mettre fin au phénomène de la piraterie maritime. « Les initiatives comme Grand African Nemo sont cruciales pour notre sécurité collective, notre prospérité et notre stabilité régionale » a-t-il laissé entendre avant de souhaiter que l’exercice Grand African Nemo soit une occasion d’échange et de renforcement des liens qui unissent les différents pays du Golfe de Guinée. Le capitaine de Vaisseau-major Fernand Maxime Ahoyo va, pour sa part, exprimer sa gratitude à l’endroit de l’Union européenne et au Centre Atlantique Nord (Ceclant) pour leur soutien indéfectible et leur engagement aux côtés des pays sous la menace des actes de piraterie maritime. Signalons que cette opération ne s’inscrit nullement dans la perspective d’une quelconque action contre les putschistes installés à la tête de l’Etat nigérien.
Gabin Goubiyi

















