Le gouvernement béninois vient de franchir une nouvelle étape dans le processus de mise en place du Sénat, institution introduite par la révision constitutionnelle de décembre 2025. Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026, une dotation de 100 millions de francs Cfa a été inscrite afin de couvrir les premières dépenses liées à l’installation de cette deuxième chambre parlementaire.
Annoncée avant l’investiture du président de la République, Romuald Wadagni, l’installation du Sénat n’avait finalement pas pu intervenir dans les délais initialement envisagés. Toutefois, l’inscription de cette enveloppe budgétaire constitue un signal fort du démarrage effectif du processus de déploiement de l’institution. Les crédits prévus serviront essentiellement à financer les besoins logistiques liés à sa mise en place. À ce stade, aucun budget spécifique n’a encore été affecté au personnel administratif ni aux charges de fonctionnement courant. Les indemnités et avantages des futurs sénateurs demeurent également en attente d’un texte réglementaire devant être pris par le gouvernement. Le Sénat béninois sera composé d’au moins 25 membres. Il regroupera notamment d’anciens hauts responsables de l’État ainsi que des personnalités reconnues pour leur expérience au sein des institutions de la République et des forces de défense et de sécurité. Cette nouvelle chambre disposera de compétences importantes, notamment dans le traitement de certaines questions touchant à la vie politique nationale et à la préservation de l’unité nationale. Un budget plus conséquent et plus détaillé devrait être élaboré à compter de l’exercice 2027 afin d’assurer le fonctionnement complet de l’institution.




















